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 Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]

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Hippolyte V. Nielsen
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MessageSujet: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Sam 7 Juin - 16:23

Midi, une journée de cours normale ; Hippolyte était à la cafétéria du lycée, son plateau à la main. Il parcourut la salle du regard pour se trouver une place. Elle n'était qu'à moitié pleine, ça ne devrait pas être trop dur. En plus il n'avait que des amis ici. Certains d'entre eux prétendaient certes ne pas en être mais Hippolyte savait distinguer l'aversion de la timidité !

Il avisa Elizabeth seule à une table. Il l'aimait bien, cette fille, et n'allait certainement pas la laisser en tête à tête avec son poulet rôti. Il se dirigea d'un pas tranquille vers elle.

- Salut Sawyer, je peux m'asseoir ici ? lui demanda-t-il avec un sourire.

Il n'attendit pas sa réponse et s'assit en face d'elle, son sac sur le siège d'à côté. Il piocha une frite.

- Tu vas bien ? Ca fait longtemps que je t'ai pas vue !

Deux jours, environ.
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Andrew P. Cunningham
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Sam 7 Juin - 21:31

- VOUS VOUS FOUTEZ DE MA GUEULE ?!

Ils avaient droit au même cinéma toutes les deux semaines, et apparemment, ils ne s'en lassaient pas. Certains membres du personnel avaient du mal à réprimer leurs sourires, d'autres étaient si habitués à cette scène qu'ils ne prenaient pas la peine de réagir, ne serait-ce que pour me demander de me calmer.

Enfin. Je pense très sérieusement que je leur aurais balancé mon assiette à la figure, parlons de calme, oui ; combien de fois avais-je été collé pour une histoire de poulet ?

J'avais tout essayé, tout pour arrêter ce carnage. Comment peut-on ? Pourquoi tant de cruauté dans ce bas monde ?

Oui, le problème, ici, c'était le poulet. Parce qu'ils continuaient à en servir. Alors après quelques minutes, j'avais simplement reposé mon plateau, en attrapant une boisson au passage. Amber leva les yeux au ciel, et prit son assiette - avec du poulet -, pas le moins concernée du monde. Merci du soutien, merci beaucoup.

- C'est pas le tien qu'ils ont charcuté, pas la peine d'en faire tout un drame.

Charcuté.
Elle y prenait un malin plaisir, cette garce.
'T'inquiète, Nagoya, je défendrai ta cause jusqu'au bout.'

Elle m'adressait la parole. Donc je pouvais éventuellement fermer les yeux sur ça. Eventuellement.

Parce qu'après notre léger froid, c'était elle qui était venue me voir ; d'habitude, ça durait un moment avant qu'on commence à se parler sans chercher à s'expliquer ou à s'excuser, comme si tout avait toujours été normal. Mais ce jour là, j'avais cru mal entendre. Désolée. Et encore, ce n'était pas tout. Elle avait dit qu'elle ferait des efforts.

Vous voyez dans quel domaine.

Donc j'étais assez satisfait pour ne pas lui faire de remarque sur sa cruauté naturelle. Et, j'avais également omis le reste de ma soirée, 'savez, histoire de ne pas aggraver les choses. Ou de la faire revoir son avis. Après tout, il ne s'était rien passé d'intéressant.

Amber trouvait toujours ce genre de choses intéressantes, en fait.

Tant pis. Je tenais à mon entrejambe.

- Hippolyte !

Et elle était partie vers la table du concerné. Il s'était passé quoi entre eux pour qu'elle soit aussi excitée de le voir ?
En fait, je ne voulais pas savoir.
Non non, j'avais entière confiance en Hippolyte. Et pourquoi il irait se taper Amber, sérieusement. Et pourquoi j'allais penser jusque là.

Le poulet, Andrew, c'est le poulet.

Je la suivis donc jusqu'à ladite table, qui me paraissait étrangement vide, d'ici. Il était toujours entouré de monde, ce type. Mais elle n'était pas vide, finalement. Je faillis lâcher ma canette lorsque mon regard se posa sur sa compagnie.

C'était pas anormal de le voir avec elle, pas du tout.

Ce qui me perturbait plus, par contre, c'était Amber.

Encore plus, où elle est partie s'asseoir.

Je lui lançai un regard interrogateur, mais, je sais pas, elle crut bon de m'inviter à la table, comme si c'était ça mon problème, comme si j'étais si handicapé que j'avais besoin de son invitation ; elle est conne ou elle a vraiment pas compris ?

Non, Amber n'était pas conne. C'était moi le con ici, elle était là pour lever les yeux au ciel et faire des trucs normaux, retenir ma bêtise un peu.

Paumé, dans le genre très beaucoup, je demandai à Hippolyte d'enlever son sac, vu que c'était la seule place libre qu'il restait - et que j'étais un type poli qui n'allait pas s'incruster chez les gens non plus.

- Tu devrais sérieusement arrêter le poulet, Hippo.

C'était en terminant ma phrase que j'avais remarqué qu'une assiette paraissait plus vide que les autres ; c'était pas la sienne.
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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Dim 8 Juin - 0:33


J'aime pas les poulets. (Nagoya ça reste à négocier avec l'autre ducon).

Pourquoi aimait-elle la cafétéria. Déjà parce qu'elle pouvait être seule, que la solitude parfois, ça faisait du bien. Non. En fait la plupart du temps, on la voyait assise là à sa table, sans un regard pour autre chose que la chaise d'à côté. - ELIZABETH TU FAIS PEUR COMME CA - Alors au bout d'un moment, elle sortirait une feuille ou deux pour voler les têtes des gens sur ses dessins, elle n'avait pas changé depuis le début du lycée.

Elle aurait pu se rallier à une tribu quelconque. Ou s'abandonner à des pratiques masochistes chez les gothiques-pas-lolitas. Elle aurait sinon détesté la musique Punk et préféré les Union Jack, mais elle n'avait jamais fait tout ça. Et si elle ressort tellement c'est parce qu'elle apprécie de n'appartenir à rien. Dans le passé c'était trop souvent arrivé, qu'elle dépende.

Et donc sur ces jolies phrases, elle avait planté sa fourchette dans les haricots verts. Ça lui revenait par élans stupides, des bouts de discussion de ses anciennes amies du collège qui avaient plongé pour le côté populaire de la vie adolescente quand elle avait refusé et justifié par 'je n'ai pas le temps je suis désolée, une autre fois peut être'. Cette table fantôme n'a pas que des avantages.

Le seul sourire qu'elle accueillait sans trop d'indifférence, c'était sans doute celui d'Hippolyte. Ils étaient. Proches. Presque proches. Aussi quand il s'approcha avec son plateau et son effort Colgate dentaire, elle hocha la tête avec indolence, ce qui se transforma doucement en une grimace étrange. Puisqu'elle ne savait plus ce que c'était d'encourager les gens à venir la voir. Même si c'était pour la voir et rien d'autre.

Sa dernière remarque, plutôt cocasse.

▬ Je vais...

Elle allait répondre mais une chevelure blonde bien connue écrasa son adorable champ de vision, étalant le tout avec des effluves peu délicates, mixées de miel, de savon et de fraises génétiquement modifiées. Sinon pour pas dire - Charlotte aux fraises -

▬ Je vais bien.

Je devrais me tirer.

Qui avait dit que la fuite était un acte lâche ?
Bien entendu elle allait se lever. Elle avait encore ses réflexes de gamine à fuir les problèmes, mais pas simplement les problèmes. La perspective, qu'aujourd'hui elle puisse frapper quelqu'un sans aucune raison apparente. Pas que la Amber avait appuyé trop de fois sur le bouton. Mais presque. Aussi elle retomba sur son siège.

Pas parce que Amber était trop belle dans son top décolleté turquoise ou parce qu'Hippolyte était drôlement mignon aujourd'hui.
Ses yeux avaient ripé, les faiblards sur cette chose en face.
Et elle ne savait pas trop ce qui remontait.
Elle savait juste que c'était mauvais.
Et rempli d'images qui ne devraient même pas lui revenir.
Elizabeth Sawyer était convaincue que la soirée de la veille avait fait partie d'un rêve particulièrement étrange.
Ce n'était pas un cauchemar non.

C'était bien le problème.
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Hippolyte V. Nielsen
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Jeu 12 Juin - 22:26

Hippolyte parcourut la salle du regard avant de toucher à son assiette. Il n'avait pas envie que la brigade de protection des poulets, représentée par son ami Andrew, lui tombe dessus. Hippolyte ne comptait pas arrêter sa consommation de volaille mais devant Andrew il évitait. Et quand il avait le choix entre du poulet et autre chose, il prenait autre chose avec une petite pensée pour Nagoya le poulet.

Il ne lui fallut pas longtemps pour repérer un psychopathe en train de se plaindre à la dame de la cantine. Il détourna brusquement la tête et tenta d'avoir l'air naturel. Je ne suis pas en train de manger du poulet. Bouh, les consommateurs de poulet iront en enfer. Tous les efforts qu'il avait mis dans son superbe jeu d'acteur furent cependant gâchés quand une tête blonde et une assiette sans poulet vinrent s'asseoir à leur table.

- Ah, salut les gars !

Il était un peu surpris ; Amber l'aimait bien mais sans plus, et elle ne venait généralement pas lui parler quand il était avec Sawyer. Pas que ça le dérange spécialement - il l'appréciait aussi. Et Andrew était l'un de ses meilleurs amis tant qu'aucun poulet rôti n'était impliqué. Il enleva son sac pour lui faire une place et adressa un regard d'excuse à Elizabeth, qui n'appréciait peut-être pas cette intrusion.

- Du poulet ? Ah. Ah oui en effet. Tu fais bien d'en parler car le fléau des poulets rôtis se glissant tous seuls dans les assiettes des gens innocents est trop souvent passé sous silence et euh -

Applaudissons Hippolyte et sa très grande crédibilité.
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Andrew P. Cunningham
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Ven 13 Juin - 0:34

Je ne m'étais pas remis de cette soudaine impulsion signée Amber. Enfin, tant que ça ne partait pas en couille entre elles, je m'en fichais un peu. Comme je m'en étais toujours fiché, de Sawyer. Oui, je me fichais de cette fille, de ce qui avait bien pu se passer le soir d'avant, de ce qui avait bien pu se passer les années précédentes. J'y arrivais si bien, et avec le décolleté qui me faisait face, j'étais certains d'y arriver encore mieux.
Parce que ça - elle - ne représentait vraiment rien pour moi - trop pour que je sois totalement à mon aise cependant, c'est le contenu de leurs assiettes qui fait ça n'est ce pas ?
Ton attention. Son décolleté.

- Du poulet ? Ah. Ah oui en effet. Tu fais bien d'en parler car le fléau des poulets rôtis se glissant tous seuls dans les assiettes des gens innocents est trop souvent passé sous silence et euh -

Mais il y avait plus important que son haut beaucoup trop moulant - haha -
Il y avait Hippolyte.
Et le poulet à moitié entamé qui reposait en paix dans son assiette.

-Bien sûr, et tu vas me dire qu'il s'est glissé dans ta bouche tout seul, aussi, je suppose.

Si seulement ; mais, mon cher Hippolyte, c'est une faible excuse que voilà. Je m'attendais à mieux, à une véritable raison qui le pousserait à manger du poulet - un kidnapping familial, peut être ?
Comment voulez vous que l'on me prenne au sérieux dans ma bataille contre le charcutage de poulet si même eux ne se tenaient pas à la règle ?

À une exception près.
Il existait aussi des personnes qui n'aimaient pas cette viande, tout simplement.  
Ou qui, sait on jamais, reconnaissaient les bonnes causes, pour lesquelles il était toujours bon de se battre.

Ah, Nagoya, c'était une belle histoire d'amitié entre un homme et un poulet. Qui aurait deviné qu'ils pouvaient être aussi dociles, ceux là ?
Certainement pas mes parents, qui l'avaient chassé de la maison le premier jour. Comme s'ils avaient le temps de se préoccuper d'un volatile, non franchement. Du coup - enfin surtout parce que j'avais souvent ce que je voulais, après un moment ils en avaient marre de ma face alors ils disaient oui pour tout - après quelques jours j'avais pu le garder chez moi. Et avec le temps, on s'y attache, à ces bestioles.

Bon et après il y avait ma grand mère qui avait essayé de le faire cuire. Elle n'avait, bien évidemment, pas réussi. Et ça avait été une expérience traumatisante pour Nagoya ; plus de poulet, donc.

Mais apparemment certaines personnes ne donnaient pas l'air de vouloir s'y tenir ; je ne te vise pas Amber, non. Et d'autres essayaient - encore faut il qu'ils réussissent.

- J'espère que t'as mieux que ça.

Qu'il n'aille pas s'imaginer que j'allais le laisser s'en sortir avec une excuse aussi minable que celle ci.
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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Ven 13 Juin - 0:55

Elle connaissait Nagoya. Mais franchement, qui ne connaissait pas Nagoya. Traîtrise que de ne pas avoir parlé du poulet légendaire. (Sawyer fixait son assiette) La rouquine mit un temps avant de comprendre que son plat se contentait d'un mix de légumes aléatoire. - d'ailleurs pas besoin de regarder aussi intensément de la nourriture. Ça deviendrait presque sensuel à ce stade - Pas davantage surprise par le silence de la blondie. Justification ? Les petits regards lancés sexy à la créature à deux mètres d'elle. Quelques bouchées illégales d'un côté, mais une magnifique paire de seins de l'autre.

ceci étant une note objective de l'auteur, Sawyer n'avait pas tellement porté d'attention à ses melons.

La folie de l'ignorance. Comme un vent passé dans la seconde qui lui chuchoterait "Il ne s'est rien passé ne t'en fais pas". Ce qui était tout à fait vrai, mais continuons sur cette voie. Elle amenait chaque bouchée dans un effort cruel. La compagnie que les deux étrangers lui apportaient était pénible. Cruellement pénible. Elle préférerait quitter la table de suite, prétendre un soudain rendez-vous chez le conseiller - mais c'est un fou et il paraît qu'il pratique l'exorcisme sur poulet - alors, étrangement, Elizabeth ne bouge pas. Fixe Hippolyte avec gravité. Pourquoi. Pourquoi es-tu amie avec ce garçon tout à fait respectable, poli, gentil, passif, pas agressif dis-tu ? Hippolyte quoi. (il mange des poulets, quel drame à ça).

▬ Peut-être qu'Hippolyte a confondu ça avec de la dinde.

Tu viens de parler ah ah. TOI. - voyons, on sait très bien que c'était pour sauver Nielsen. Bien tu peux continuer à manger dans ce cas -
Et très habilement de nouveau, tu as évité de dévisager l'autre.
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Hippolyte V. Nielsen
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Dim 15 Juin - 21:54

-Bien sûr, et tu vas me dire qu'il s'est glissé dans ta bouche tout seul, aussi, je suppose.

Il hocha la tête avec une extrême conviction, ignorant les regards blasés sur lui. Ambre, qui n'avait pas autant de scrupules que le Bisounours national, attaquait sa part de poulet. Sans même se cacher un tout petit peu ! Et c'était Hippolyte qui se faisait tanner. Quel monde injuste.

Andrew, de façon assez prévisible, ne semblait pas convaincu ; mais alors que tout espoir semblait perdu, qu'il allait perdre la confiance de son ami à tout jamais, un ange descendu du siècle et prononça ces paroles salvatrices :

- Peut-être qu'Hippolyte a confondu ça avec de la dinde.

- Oui voilà ! C'est ce que je voulais dire depuis le début !


Il lança un regard reconnaissant à Elizabeth ; ce n'était pas vraiment plus crédible que ses propres excuses, mais ça venait de quelqu'un d'autre donc c'était déjà bien.
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Andrew P. Cunningham
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Dim 15 Juin - 22:36

Contre toute attente, ce fut Sawyer qui prit la parole.

- Peut-être qu'Hippolyte a confondu ça avec de la dinde.

Je tournai la tête vers celle qui venait de parler, remarquant au passage qu'Amber ne cachait pas du tout son agacement - alors qu'elle n'avait fait que parler, ça n'était pas un crime, si ?

Non, c'était Amber, et Amber était incontrôlable quand elle détestait quelqu'un. Allez savoir pourquoi elle détestait Sawyer, parce qu'on avait été proches un jour ? Ca m'étonnerait qu'elle le sache, en fait, je n'en parlais pas vraiment, autant que je parlais de Sawyer, c'est à dire, pas du tout.

J'en parlais dans ma tête.
A moi même.

- Oui voilà ! C'est ce que je voulais dire depuis le début !

Je crois que nos yeux s'étaient croisés qu'un court instant, mais c'était assez, croyez moi, c'était plus qu'assez. Je détournai donc le regard, parce qu'Hippolyte venait de parler, pas parce que ça commençait à devenir gênant, pas parce que je sentais l'irritation d'Amber jusqu'ici parce que j'avais regardé un peu trop longtemps ; juste pour ce bon vieux Hippo, qui essaie encore de s'en sortir.

- De la dinde ? Comment peux tu confondre de la dinde et du poulet, c'est vraiment pas pareil ! Déjà c'est beaucoup plus moche, et le menu est affiché, comme d'habitude. Aucune excuse, tu me déçois énormément, soupirai-je finalement.

Parce qu'il pensait que j'allais le croire ? Je l'avais vu avaler son poulet plus rapidement lorsqu'il m'avait vu arriver, ça voulait tout dire.
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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   Mar 17 Juin - 3:00

Les chiens ont tendance à ressembler à leurs maîtres. On vous l'a déjà dit ? Non ? très bien, alors c'est chose faite. Elizabeth n'avait pas réalisé l'attention qui s'écroulait sur sa petite personne d'un coup, elle avait simplement eu beaucoup d'intérêt pour son propre verre d'eau. Juste le temps pour And... pour celui d'en face de lancer un débat sur l'esthétique effroyable de la dinde. Si la rousse levait suffisamment les yeux, c'était pour le voir tendre son téléphone affichant la gloire d'une dinde en élevage.

Elle pouffa à cette pensée, croisa les yeux noyés de far de la jolie chose nommée Ambre et disparu encore un temps de la conversation.
Pas que son plat était plus intéressant, mais cette tablée impromptue et presque vomitive lui donnait la nausée; des années qu'elle n'avait pas déjeuné avec l'autre poisson. Oui. Vomitif tout ça. Elle enfonça un doigt dans le coude d'Hippolyte et fondit sur la nourriture. Une proie en fuite, elle aurait voulu chuchoter.

Mais encore une fois, elle n'avait plus cinq ans.

▬ T'as fait le devoir sur Newton ? J'aurai besoin d'un coup de main. La bibliothèque vers 5 heures si ça te dérange pas.

Elle balançait ça comme s’apprêtant à quitter le groupe sauf que non. Non c'était mieux de rester, au moins pour la survie d'Hippol... qu'est ce que tu racontes, tout le monde aime Hippolyte.
Juste que ça s'était attardé sur Cunningham et que ça n'aurait pas du, qu'en fait en un sens ça lui manquait et qu'avec égoïsme elle se voyait plus partir du tout, elle voudrait même faire un faux sourire à son ami pour le rassurer. Quelle conne, elle pense, quelle conne de faire ça.
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MessageSujet: Re: Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]   

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Une table, un poulet et quatre débiles [Sawyer, Perceval et Henriette]
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