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 Young & Beautiful (Andrew)

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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Young & Beautiful (Andrew)   Ven 2 Oct - 20:03

Il y a ce moment de l'année sur Upapany, où les anciens disent que l'île va se faire avaler par l'océan. Ils disent aussi qu'avant les premières familles de pêcheurs, y vivait la réincarnation d'une divinité. Elle protégeait les habitants, les plantations et les foyers. Il y a un vieux temple sur la côte sauvage où beaucoup la saluent le jour de l'an. Mais Elizabeth jamais. Sawyer lit des tas de bouquins dédiés entièrement à la SF ou autres bizarreries littéraires, cela dit rien ne la ferait jamais croire en la Gardienne. Eliz se disait que si un jour elle s'autorisait à pénétrer ce lieu saint, ce serait pour une occasion particulière, une faiblesse passagère, un retour aux sources.

Bref. Chaque année la divinité régnerait sur les marées et guiderait l'homme à travers les terribles tempêtes. On était à la fin de l'automne, et nos héros toujours en terminale n'étaient pas exactement occupés à vénérer quelqu'un d'autre que Mama.

La fille à sa droite enchaînait les uns après les autres, d'énormes muffins qui sentaient fort les épices du salon de thé. Sawyer était avachie sur une chaise ma foi confortable commenterait-elle, un bouquin dans la main droite et le pouce, dans un exercice quotidien de souplesse, s'affairait à tourner les pages nonchalamment. C'était bien la première fois que Miss Sawyer faisait des heures supplémentaires autre part qu'à la bibliothèque: une histoire sordide qui impliquerait qu'elle se soit faite passer pour un certain Andrew Cunningham à l'examen de fin de semestre passé par les étudiants de dernière année la semaine avant.

Elle s'était installée à la place du professeur comme si le fauteuil magistral lui revenait de droit: coller une élève pour son génie était ignoble répétait-elle en expliquant à ses tuteurs scolaires que eux comme elle s'accordaient à dire qu'on ne laisserait pas Andrew rater son année, c'était risquer le courroux de Mrs Cunningham voyons! Co-présidente des parents d'élèves! ( et une autre année à laisser l'ouragan Andrew vous passer dessus. )

Elizabeth on ne la reconnaissait pas. Elle était plus négligée, moins académique. Ses notes stagnaient au même point que l'année précédente. Là n'était pas le problème. Le problème était que majorité des élèves lorsqu'on leur demandait de décrire Sawyer, et bien.... Elle devenait constamment le théâtre d'histoires d'épouvante, de rites suspicieux, d'incantations. On parlait de sorcellerie, de goût accentué pour le satanisme... Ce genre de trucs. Mais aujourd'hui elle avait l'air normal. Pas un seul signe apparent de son uniforme, pour simple ensemble un col roulé jaune pâle et un excentrique pantalon à carreaux. Ils fronçaient tous les sourcils.

Ses cheveux étaient lâchés, tombant anarchiquement sur ses épaules. Elle se frotta distraitement les yeux et retourna à sa lecture. On aurait dit une femme.

Elizabeth Sawyer était-elle donc humaine??

La pluie roulait sur les larges vitres de la salle de retenue. L'isolement était mauvais, les collés se cachaient sous des masses de vêtements. Dans un univers parallèle, la déesse d'Upapany aurait prévu l'agitation qu'apportait l'océan. Un véritable temps de chiotte donnait des airs de Breakfast Club aux heures de détention.

Puis il y avait Sawyer occupée à lire du King.
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Andrew P. Cunningham
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MessageSujet: Re: Young & Beautiful (Andrew)   Dim 18 Oct - 18:47


Il n'a jamais été de ces enfants modèles constamment assis au premier rang devant le bureau du professeur, et souvent on lit leurs rédactions au reste de la classe en disant « Voyez, voilà un bon devoir. ». Il n'a jamais pu les supporter, et ce n'est pas parce qu'ils ne voulaient pas le laisser copier en contrôle, non. En fait, sa place a toujours été celle du fond parce que les professeurs n'ont pas la patience de s'occuper des cancres tels que lui et que de toute manière, on finirait par l'oublier, étalé sur sa petite table d'enfant, à regarder par la fenêtre ( oui c'est la place du protagoniste dans les animés mais en réalité il n'est que personnage secondaire ne vous emballez pas ).

Oui, s'il y avait un « intello » auquel il n'a jamais piqué le goûter en école élémentaire, c'est bien Elizabeth Sawyer. Celle-ci n'est plus assise devant mais derrière le bureau du professeur et ses cheveux sont détachés. Parfois il lève les yeux de sa table vide des dix exercices de maths qu'on lui avait donné pour s'occuper, et il observe la fille tourner les pages de son livre sans vraiment s'en détacher. Elle a toujours été calme, or ce calme n'a jamais été aussi apaisant qu'en ce triste samedi matin. Il pleut.

C'est vrai, Elizabeth a changé, et ce n'est pas à son style vestimentaire qu'il pense, bien que là aussi sa tendance tire vers des associations plutôt étranges et oh combien ressemblantes à celles signées Andrew Cunningham. D'ailleurs, celui-ci vient de passer la porte sans prêter attention à la rousse assise juste là, et laisse tomber son sac sur la table dans le fond de la salle, sa place habituelle – celle du cancre. Mais lui, c'est aussi particulier que son amour pour les pantalons à carreaux, il n'est idiot qu'en surface. En fait s'il était né plus sérieux et avec des problèmes de vue, il lui aurait probablement volé son goûter aussi, en école élémentaire. Sauf que la seule fois où il avait essayé, Andrew lui avait tordu le bras jusqu'à ce qu'il soit obligé de le lui rendre, alors depuis il s'en méfie. Ça n'a jamais été le grand amour entre eux, loin de là. A peu près tout chez lui l'agace et il s'est retrouvé plus d'une fois en salle de colle le samedi matin à cause du brun, et pire, ils y sont envoyés ensemble à peu près à chaque fois. S'il avait été le protagoniste de cette histoire, Andrew aurait sans aucun doute eu le rôle de l'antagoniste, et peut être même que le happy-end aurait été le sien.

Sauf qu'il n'a pas eu cette chance. Son regard retrouve Elizabeth, toujours plongée dans son livre. Oui elle a changé, et ça de manière affreusement clichée depuis qu'elle sort avec Cunningham, oui ce même Cunningham. C'est franchement ridicule, et il ne comprend toujours pas ce qu'elle lui trouve, si ce n'est son faux air de bad boy parce qu'en réalité, il est ridiculement inoffensif ( si on oublie ses explosions violentes mais là encore c'est idiot il n'a pas de mauvaises intentions ). Peut être qu'elle a plus de tendances à sourire mais encore il ne dirait pas qu'Andrew a une bonne influence sur la rousse parce qu'en réalité, il s'inquiète.

Evidemment, tout le monde s'inquièterait pour elle parce que deux mondes séparent les deux amants alors qu'ils ont depuis toujours eu une affinité particulière l'un pour l'autre, personne ne comprenait bien ce qui les tient si proches aujourd'hui et pourtant, Andrew lui aussi a changé.

Peut être en bien, il ne saurait pas dire, mais il sait qu'il a arrêté de sécher certains cours et on l'entend moins marmonner dans le fond de la classe. Toujours, certes, mais moins. Il est plus calme lui aussi et c'est tant mieux parce que depuis, le nombre de samedi matins passés en salle de colle par sa faute ont nettement diminué, à vrai dire c'est à peine s'il remarque encore sa présence aujourd'hui.

Un jour Andrew était venu le voir et sans prévenir, lui avait enfoncé un poing dans la mâchoire, et jamais il n'avait été aussi furieux que ce jour-là. A vrai dire ça l'avait un peu effrayé parce qu'il n'a eu d'explications qu'un peu plus tard, et encore, ce n'étaient que des excuses à demi-formulées et aujourd'hui il se demande encore ce qu'il s'est passé entre lui et Elizabeth pour qu'il soit à ce point en colère.

Il a toujours su qu'Andrew aimait cette fille et qu'il n'était pas parvenu à s'en détacher avec le temps bien qu'il ait essayé avec Amber, mais ils avaient fini par rompre et il n'y a eu qu'elle pour avoir le coeur brisé. Enfin, Amber n'a jamais été Elizabeth, et au fond il comprend très bien pourquoi ça n'a jamais marché entre eux : elle n'a jamais été bien intéressante, sous ses airs de barbie vulgaire on ne s'imagine pas qu'elle ait de sentiments. Mais le jour où Andrew était revenu de ses congés improvisées ( oh ne me faites pas rire, une semaine pour quelques côtes cassées auraient été largement suffisantes ), Amber avait les yeux gonflés et elle avait beau dire que c'était une lentille déplacée, tout le monde savait qu'elle avait pleuré à cause de lui.

Secrètement, il espère qu'Elizabeth ne pleurera pas, elle aussi.

D'ailleurs, la bête au fond de la salle a fini par se rendre compte que la fille à qui il envoie des messages ponctués d'émojis ridicules depuis qu'il est entré ( c'est à dire dix bonnes minutes ), est assise au bureau du professeur, en face de lui, il a cet air confus quand il se lève pour traverser la salle et qu'il s'arrête devant cette place sacrée. Elizabeth ? Qu'est ce que tu fais là ?

Gordon, lui, soupire. Il l'avait remarquée dès son entrée et pourtant on ne lui a pas réservé de happy-end, à lui, juste une dizaine d'exercices de maths auxquels il ne comprend rien de toute manière.
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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Re: Young & Beautiful (Andrew)   Mar 20 Oct - 0:12

Entre les cadavres, les rubans et les vieilles maisons délabrées du maître de l’horreur… naquit Andrew. Andrew était grand, et sous ses larges épaules on pouvait deviner qu’il n’avait pas beaucoup dormi la nuit passée, parce que son souffle était lent et tiède contre son visage. Depuis quand était-il arrivé si près? Elizabeth comptait les rares fois où il la laissait faire toutes les marques sur sa nuque et, parfois elle regardait même entre les mèches de sa tignasse noire et éparse. Elle pensa à le toucher en haut du crane pour remettre son bordel capilaire en place. Ses cheveux poussaient super vite… elle trouvait ça super. Super niais. Il lui avait posé une question, et elle était assise là où le postérieur du gars en charge aurait dû se trouver. Mais qu’il vienne à sa rencontre, alors que c’était le genre de fauve avec deux de tension qui ne voyait plus rien, ça la fit quitter son bouquin une minute, elle envisagea de répondre. ( La proximité frustrait car personne ne serait épargné une fois qu’elle eut ouvert la bouche. ) Ah Sawyer que de délicatesse. J’ai… décidé de faire du bénévolat.

Oh Elizabeth, jamais bien douée pour mentir, oui certes elle pouvait se la couler douce tant que le silence régnait et que ses petits yeux concentrés s’affairaient sur la page 256 de son livre, y avait pas de soucis. Mais ensuite, elle était obligée d’affronter un monde où il fallait parler, discuter, oui partager des centres d’intérêt, autrement, elle finirait comme une de ces femmes, attachés à une table d’opération à qui on retire des organes aléatoires dans les films qu’elle aime bien regarder le samedi soir quand Andrew la supplie de mettre le dernier épisode de son drama japonais. ( elle dit oui à chaque fois. ) Alors ça craint un peu, ce matin d’avouer que, non, elle n’a pas réussi à passer cet exam en douce sans se faire prendre. C’est comme si elle se devait de ressembler à un truc uniforme depuis qu’ils étaient ensemble.

Elle ne lui prenait pas encore la main dans les couloirs et, elle souriait pas assez en le voyant, même si vraiment, elle voulait le faire, elle voulait. Mais c’était plus fort qu’elle, peut-être qu’Elizabeth aimait bien être un fantôme. Puis éventuellement elle s’était levée de là quand le prof était rentré avec un cappucino entre les mains, sourire aux lèvres quand il surplombe Eliz d’un regard aussi noir que le fond de son roman, ou d’son café. Bon ok je faisais pas du bénévolat. Sawyer recule et se demande quoi faire avec le poignet d’Andrew, elle aimerait… traverser le mur en face et disparaître.
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Andrew P. Cunningham
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MessageSujet: Re: Young & Beautiful (Andrew)   Dim 8 Nov - 20:07


Ce matin, une alarme stridente l'a brutalement sorti de son sommeil pour le ramener dans une triste réalité qui exige, entre autres, qu'Andrew Cunningham passe son samedi matin au lycée au lieu de le passer dans son lit. Affligeant. Pour l'instant rien d'inhabituel, mais Anaïs a commencé à s'interroger sur la relative bonne humeur de son frère lorsque, pour la première fois depuis des années, il est parti à l'heure pour ses heures de colle. Et avec le sourire. Puis elle s'est souvenue que son frère est un idiot et qu'en plus, maintenant, il est amoureux.
En fait ce qu'elle ne sait pas, c'est qu'Andrew a réussi à convaincre Elizabeth de lâcher ses cahiers pour venir avec lui à l'ouverture du petit restaurant japonais, au nord de l'île, où il compte bien devenir le client le plus fidèle depuis qu'il sait qu'ils ont de vrais mochis en dessert. Alors oui, la seule raison pour laquelle elle a accepté de venir est probablement qu'elle en avait marre de l'entendre parler des cuisiniers japonais en les comparant à des samurais, tout ça parce que, d'après lui le riz gluant est aussi dur à maitriser qu'un katana. Et comme les examens étaient la semaine dernière, on ne leur avait pas donné assez de devoirs pour qu'elle puisse les utiliser comme excuse.

Examens qui s'étaient déroulés de manière très officielle, mais sans Andrew. Oh les professeurs ont arrêté de crier au scandale après sa première année de lycée, durant laquelle il a sûrement passé plus de temps ailleurs qu'en salle de classe, mais cette fois-ci ce n'est pas si bien passé. C'est la dernière année et les examens de fin de semestre comptent pour, ils ont dû le répéter une centaine de fois, un tiers de la note finale. Sécher quelques jours de cours pour y échapper aurait été trop facile. Là encore, la CPE n'a rien voulu entendre quand Andrew a ramené un mot d'absence maladroitement signé qui disait que son poulet avait eu un « accident grave », et qu'il n'a donc pas pu venir.

Le pire c'est qu'il n'a pas menti, pour une fois. Nagoya s'est vraiment cassé la patte en essayant d'échapper au vieux dogue qui s'était mis à la poursuivre dans le salon, ratant son atterrissage sur le haut de la commode. Il a donc préféré sécher ses examens pour s'occuper de son animal, mais à croire que la quarantenaire était trop préoccupée par la pile de formulaires qui encombrait son bureau pour faire preuve de compassion, elle a décidé de le coller pour les prochains samedis à venir. Sans compter les heures de rattrapage qui se rajouteront à ses journées, parce qu'évidemment, il finira par les passer, ces examens.

D'accord, passer trois heures dans une salle qui ne fait que se réchauffer au fil du temps, avec comme seule occupation une série d'exercices 'à rendre sur feuille' à sa prof de maths en début de semaine, ça ne le réjouit pas particulièrement. Mais Andrew, avec sa place dans la fond de la salle et son sac sur la table, profite des nouveaux emojis ajoutés depuis la mise à jour pour rappeler Elizabeth de l'attendre devant le lycée après ses heures de colle. Et puis, quand elle prend un peu trop de temps à répondre, il finit par verrouiller son portable pour jeter un regard circulaire sur la salle, tout ça pour s'arrêter au niveau du bureau du professeur. Même en plissant les yeux, c'est bien Elizabeth qu'il voit feuilleter un bouquin, à moins qu'il ait des hallucinations maintenant, ce qui est plutôt inquiétant. Enfin, ça l'est moins qu'une Sawyer en salle de colle, à vrai dire. Il a fini par la rejoindre pour lui demander des explications, et puis elle lui parle de bénévolat, Andrew a besoin d'un instant pour se remettre du choc avant de se rendre compte du génie de sa petite amie et de tirer une chaise pour s'asseoir à côté.

Dix secondes plus tard et il y a une ombre au dessus d'eux, le prof d'histoire. Un homme dans la trentaine, les cheveux mal peignés et une veste légèrement trop grande pour lui, il a le même sourire que lorsqu'il distribue les copies qui, d'après lui, reflètent le peu d'espoir qu'il lui reste pour la race humaine, et euh. Elizabeth se lève en même temps que lui, ses doigts fins repliés sur son poignet, Andrew ne comprend pas tout de suite, puis comme le prof a l'air d'être sur  le point de lui donner du travail supplémentaire s'il ne retourne pas à sa place, il finit par tirer Elizabeth dans le fond de la classe, la fait s'asseoir à la table d'à côté. C'est gentil d'être venue me tenir compagnie ce matin mais c'était pas nécessaire tu sais. Il finit par dire une fois que le prof a sorti sa pile de copies à corriger. Parce qu'Elizabeth qui fait du bénévolat, il veut bien y croire. Elizabeth qui a été collée, c'est impensable.
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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Re: Young & Beautiful (Andrew)   Jeu 12 Nov - 0:24

Faudrait lui dire qu’elle regarde trop de films, qu’elle va pas devenir transparente parce que la vraie vie fout un peu la trouille. Mais, sur le moment, elle a trouvé drôle d’être quelqu’un d’autre. A s’asseoir à la place d’Andrew pendant un examen, à utiliser ses subterfuges personnels pour réussir à valider l’émargement à sa place. Il y a avait un truc plus tordu derrière? Est-ce-qu’elle le voulait autre part qu’ici l’an prochain? Oui? Andrew ne pensait pas à après, il restait au milieu et parfois elle l’attrapait pour le tirer plus loin, mais elle ne pourrait pas le couvrir constamment, venait un moment où on se faisait attraper, pour ses méfaits.
C’était pas un mauvais garçon, il la regardait comme si c’était le messie, comme si elle allait changer quelque chose à sa vie. C’est étrange, de vouloir le faire pour une fois, de vouloir faire un pas en avant. De vouloir changer la vie de quelqu’un à qui on tient. ( c’était un petit changement, c’est vrai. )

Elizabeth tripote nerveusement les coins de la table, d’abord parce qu’elle ne s’y était pas bien prise pour lui montrer qu’elle s’inquiétait, et puis, elle réalisait ce que c’était qu’une matinée de retenue. Les quelques têtes dans la salle ne sont pas des monstres: la preuve son petit ami y est. Non ils sont… très normaux, sans doute paumés, et un poil déséquilibrés?
Ou des élèves qu’ont juste zéro de karma, Eliz.
Elle a jamais pris le temps de se perdre, de se dire que y a plusieurs choix possibles, qu’on a le droit de se retourner une fois, toutes les trois embrouilles, qu’être con c’est naturel, qu’il faut pas jouer les superhéros dans les ruelles sombres. Et comme ses cheveux lui tombent sur le visage, elle revient doucement à Andrew, en sortant un bouquin, le laissant sur la table de l’idiot qui pour une fois s'est pas ramené avec un pantalon à carreaux qui serait allé de paire avec le sien. Pourquoi j'aime son pantalon. Elle aurait totalement dit ça. Je t’assure que je suis pas venue pour toi. T’aimerais bien hein? Eliz hausse un sourcil, et ce petit sourire innocent se dresse sur ses lèvres, elle a comme une envie de tout déballer mais ce serait prendre le risque de faire adopter au brun le regard de la mort, l’incarnation de l’outrance, littéralement et elle n’y tient pas vraiment. Non, en général elle n’est pas du genre à faire traîner les choses en longueur, mais c’est pour le bien de tous.

Elle veut pas passer pour une gamine qui s’essaye à la criminalité adolescente de façon aussi cliché, du genre “jvais sauver la moyenne de l’abruti que j’aime parce que c’est la thugance.”

Y a Gordon devant. Elle pourrait dire bonjour ou faire passer un mot, lui donner un coup de coude, chuchoter à son oreille. Être sympa pour une fois. Ouais elle devrait faire ça. Mais pourquoi elle arrive pas à s’lever? Sawyer garde les yeux braqués sur Stephen King, c’est pas si dur d’aller vers les humains, c’est vraiment pas dur de fixer Andrew pour le forcer à avouer un secret par exemple. ( Oui, être horrible c’est dans ses cordes. ) Elle lève de grands yeux sur Cunningham, Pourquoi t’es pas assis avec Gordon? Tu les crois potes hein.
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Andrew P. Cunningham
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MessageSujet: Re: Young & Beautiful (Andrew)   Lun 31 Oct - 23:48


C'est vrai... il marmonne, sans trop prêter attention au reste de la salle, incroyablement silencieux, comme si d'un commun accord, ils avaient tous décidé de se taire pour laisser aux deux gosses au fond de la salle une intimité relative, il faut dire qu'il n'est pas très discret, Andrew - enfin, ce n'est sûrement que dû à l'arrivée du professeur, qui toise la salle d'un regard fatigué, derrière ses binocles qui, soyons honnêtes, ne le mettent pas vraiment en valeur. Et puis, parmi toutes ces mines un peu délavées, il y a un garçon, assis quelques rangées plus loin, un cahier de maths étalé sur son bureau, bien qu'on ne l'attrapera pas à plancher sur une seule de ces équations car trop occupé à traîner sur Facebook, Gordon. Gordon Dalloway, Gordie pour les intimes seulement, enfin, Gordon tout court, pourquoi il n'est pas assis avec Gordon, tiens ? Pourquoi je m'assiérais à côté de lui ? il demande, les sourcils haussés alors qu'il pose son portable sur la table, encombrée par son sac et un paquet de Smarties. Tiens, t'en veux ? Il le lui tend, avant de reporter son attention sur le blond, qui, de temps en temps, jette un ou deux regards noirs au fond de la salle, à vrai dire, il y a de quoi trouver ça hilarant. Maintenant qu'il y pense, c'est peut être un peu bête. Gordon, il a beaucoup changé, avec l'âge. Il se souvient de lui quand c'était encore qu'un gosse, avec ses cheveux trop courts et sa petite taille. Il était gentil, en fait c'était même son tout premier ami. Ils passaient beaucoup de temps à jouer à la DS ensemble, et puis, à parler des dessins animés qui passaient sur Cartoon Network, à l'époque. Souvent même, il passait la nuit chez Gordon, leurs parents étaient amis, Gordon il avait une grande maison, il s'en souvient encore.
Et puis, ils ont grandi, il y a eu Elizabeth dans la vie d'Andrew et il n'arrêtait pas d'en parler, de cette rousse aux couettes, c'était terrible, peut être que ça a fini par le lasser, Gordon.

C'est pas mon pote, tu sais, mais en fait, si. C'est toujours son ami, même après tout ce temps, bien qu'ils ne parlent plus que pour s'échanger des piques et à l'époque, ils débattaient encore sur lequel d'entre eux Elizabeth préférait (enfin, c'est plutôt clair maintenant n'est ce pas ?). Je crois qu'il est jaloux, il pense fort, un peu trop fort parce que le prof a relevé la tête. Il baisse la tête.

D'accord mais, pourquoi t'es ici si c'est pas pour moi ?
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Elizabeth Sawyer
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MessageSujet: Re: Young & Beautiful (Andrew)   Mer 15 Fév - 0:00

Les smarties ont un goût d'enfance acidulé entre lesquels ses petits doigts de fille se perdent, elle est est plongée dans le décor irréel du jour, lui et elle en deux bouts de délinquance, ça la fait se pencher en avant et en arrière, Elizabeth. C'est la première fois que le silence lui plait parce qu'il s'accompagne de l'accent détendu d'Andrew. Parfois elle se demandait si elle l'avait bien entendu, dans le passé quand il ne faisait que traverser les couloirs jusque ses oreilles. C'était remarquable, le nombre de fois où Andrew avait laissé son rire danser et buter contre les casiers, un peu comme s'il fallait à tout prix que les boucles compliquées et rousses d'Elizabeth se mêlent au son familier et inoubliable du plus soigneur des instants, celui qui prend dans des bras cajoleurs, à n'importe quel âge. Elizabeth a l'espace d'un instant oublié le sien.

Peut-être sept, ou non dix de plus? Est-ce-que tu te souviens de notre plage, des coquillages dressant déjà l'incertaine route de toi à moi, en allant du bleu au jaune très clair, elle a dessiné ces jours-là, ceux qui à ce qui parait s'oublient avec le temps mais marquent la poitrine d'un point minuscule-retour, pour y revenir. L'effet secondaire du passé sur leurs épaules, collées l'une à l'autre un instant, Elizabeth revient à ses yeux-mer, ceux qui se tentent à trouver une réponse entre ses joues colorées et l'immense galaxie découverte sur sa peau de gosse fragile, en dégradés corail.
Le tableau de l'adolescence a ses contours flous et personne ne s'y retrouve vraiment parce que tout va à droite et à gauche sans objectif précis, peut-être que tout le monde veut se bousculer ou se défaire, c'est étrange vu d'ici, elle a le sentiment d'aller bien. Oui elle ne reconnait pas tout, d'ailleurs elle a peur d'effacer un bout de cette journée dans sa tête, mais il y a des points de repère comme les mains d'Andrew qui s'agitent docilement dans les centimètres les séparant, ses crins divisés grossièrement sur son crane parce qu'il aime traîner au lit le matin et choisir le premier t-shirt au hasard débordant de son armoire, souvent il ne sait même pas ce qu'il porte d'ailleurs. Mais c'est lui.

C'est parce qu'Andrew n'a pas les yeux fixés sur quelque chose en particulier, tant qu'il peut lever son océan sur ce qui l'entoure, ça a quelque chose de rassurant et il se fait des souvenirs rien qu'avec cette question posée à une Elizabeth qu'il n'arrive pas à se sortir de la tête. Et puis il y a ces jours découpés entre hier et aujourd'hui où on ne sait pas trop pourquoi le sourire de quelqu'un s'est étendu pour nous plutôt que pour quelqu'un d'autre, c'est là quand la poitrine se serre dans l'attente de garder intacte une image défaillante de ce jour particulier, à cette heure précise. C'est parce qu'il a une façon si personnelle d'être là.

Il sait, elle sait que plus tard il y aura, pour raconter leurs premiers jours ensemble beaucoup de délicatesse aux coins de leurs lèvres, il et elle ignorent s'ils pourront retracer leurs dialogues, les bouts qu'ils auront respectivement attrapés. A ce moment-là quand elle le laisse déposer des tendresses près de son visage, Elizabeth se surprend à vouloir tant donner d'elle à quelqu'un.

Je sais pas peut-être qu'à un moment je comptais t'embrasser, comme ça.
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