C'est un forum où tout RPG est accepté, tant qu'il respecte les règles. Vous pouvez laisser libre cours à votre imagination, ou vous incarner dans un monde que vous adorez !
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I'm giving you a nightcall. [Andrew]

Aller en bas 
AuteurMessage
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Mer 28 Mai - 2:54


Dans la rue, à cette heure. Elle n’était pas du genre à se faire les pires scénarios possibles, d’ailleurs, elle avait traîné au bord de la crique une bonne heure avec sa lampe torche et du Stephen King. Un peu trop silencieuse, pour une fille de son âge qui lit Shining pour la 32e fois. Ellie n’avait jamais aimé rentrer à la maison. Et c’est sans doute bête dit comme ça. Mais une fois dans l’allée près du minuscule quartier résidentiel d’Upapany, son nez s’était levé du bouquin. - tiens, du bruit - du monde. Le monde. Elle quitta ces abysses de thriller profond et horrifique pour s’aventurer dans la vraie vie.

Ce qui en soi ne la dérangeait pas tant que ça. Plus anxieuse pour les battements incessants que la page qu’elle venait juste de tourner, perturbée par les silhouettes qui dansaient inégales là-bas. Jamais elle n’aurait pensé se jeter là dedans. C’est qu’on lui criait de. Pour une fois oser, ne pas juste regarder. Être assez patiente pour courir vers la musique mal choisie et les cris arrachés de pimbéches désabusées.
Aussi elle aurait préféré à ce stade tourner de l’œil.
N’étant pas celle saoule et perdue au milieu des sentiers, elle s’était contentée d’avancer. Piquée d’une curiosité acide. D’un coup elle se souvint que - c’était la rue de la meilleure amie de son ancienne meilleure amie - Quelque chose s’était dressé sur ses lèvres. Elle ne savait pas vraiment quoi.
Elle n’avait pas particulièrement envie de savoir. Ellie avait le besoin de. Se risquer à avancer malgré tout, peut être un stupide espoir de voir la fille qu’elle ne pouvait plus regarder en face en avançant encore un peu.

- pourquoi est ce qu’elle marchait - pourquoi.

Parmi les ombres malmenées qui glissaient en haut de la côte, Elizabeth. (et elle n’aimait pas ce nom plus que son ex-meilleure amie) trouva une ombre qu’elle n’appréciait pas davantage. Qui lui restait plaqué au bout des lèvres, cependant. Un nom.

Et elle le regarda d’ici. Andrew.

Andrew Cunningham.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Mer 28 Mai - 19:09

J'allais le regretter.
Un jour ou l'autre, je me maudirai pour avoir accepté cette invitation.
Je n'avais pas besoin de Mama pour deviner que le jour en question ne sera pas plus tard que celui de demain.
Ou plutôt, plus tard dans cette même journée - j'avais perdu la notion du temps après la deuxième bouteille.
Mais je n'avais jamais été quelqu'un de raisonnable. C'est pourquoi je m'étais pointé chez Amber avec une bande de potes, en début de soirée. Bien évidemment, je n'étais pas venu les mains vides, sans alcool, c'était pas drôle. Elle n'avait pas dû insister pour que je vienne, je cherchais chaque bonne occasion pour sortir de chez moi ( et me débarrasser de ce qui me servait de petite soeur - une vraie vermine ) et mes parents... à vrai dire, ils étaient trop occupés avec leur boulot pour remarquer quoi que ce soit.
Dont ma future gueule de bois. Je la sentais venir d'ici, mais tout était brouillé par l'alcool, donc je devais avouer que, là tout de suite, ce n'était pas ma préoccupation première. Non, ce qui se trouvait dans ma bouche m'intéressait déjà plus ; la langue d'Amber. Voilà pourquoi j'adorais me bourrer la gueule avec elle, elle devenait tout de suite plus ouverte à ce genre de choses. Parce qu'elle avait beau se la jouer totalement à l'aise, elle était pas mal coincée. Ça me faisait encore bizarre, après quelques mois - je n'avais aucune idée du nombre exact, à vrai dire - de... fréquentation intensive, si on pouvait appeler ça ainsi.
Parce que dire que nous formions un couple, c'était... très légèrement exagérer. Autant elle me collait en public, autant elle m'évitait en privé, allez savoir pourquoi. À l'entendre parler, c'est comme si on couchait ensemble tous les deux jours.
Était il nécessaire d'indiquer que nous ne l'avions pas fait, ne serait-ce qu'une seule fois?
Allez savoir pourquoi j'allais penser à tout ça alors que j'avais exactement ce que je voulais, à cet instant précis ( peut être pas tout, mais ça commençait plutôt bien ), peut être était-ce l'alcool?
Bon. Probablement pas.

- Arrête.

J'haussai un sourcil, sans comprendre ce qu'elle me voulait.

- Tes mains.

Oh. Je les retirai de sous son T-shirt, en affichant une mine dépitée. Finalement, même bourrée, ça ne changeait pas grand chose. Personnellement, je n'avais même pas remarqué que mes mains avaient glissé. Très sérieusement.
S'en suivit une discussion très... agitée, qui se résumait à 'J'ai pas envie, fous moi la paix.' 'T'as jamais envie.' 'Et alors?' 'Et alors rien, mais arrête de faire genre t'es une bête du sexe si on a jamais fait plus que se rouler des pelles' 'Tu fais chier, y'a que mon cul qui t'intéresse, ou bien?' 'Tu vas pas me faire croire que tu m'aimes vraiment, si?' 'Va te faire foutre.'

Ça aurait pu continuer longtemps, mais j'en avais trop marre.
C'est pour ça que j'étais parti, m'éloignant lentement de la fête, une cigarette aux lèvres - associer tabac et alcool, quel magnifique mariage, ça devait être si agréable à sentir ; j'avais toujours eu de bonnes idées -. Je n'avais pas l'intention de rentrer directement chez moi, l'air frais, sans toutes ces odeurs mélangées - et dégueulasses - était plutôt agréable et il était déjà tard, un peu plus ou un peu moins.
Et j'étais pas mal agacé à cause d'Amber, je devais me défouler sur quelques canettes/pierres/objets posés sur mon chemin.
Elle et moi, c'était de la forme, pas du fond. Au début elle m'avait demandé de sortir avec elle parce que... je ne savais pas pourquoi, en fait. On s'entendait bien et elle avait dû s'imaginer qu'il y avait plus que de l'amitié derrière ça. Et puis, elle tenait tellement à son image qu'il fallait qu'elle soit en couple avec quelqu'un. De préférence avec un beau gosse. On ne pouvait pas dire qu'elle avait mauvais goût.
M'enfin. Elle était beaucoup plus timide et réservée que ce qu'elle laissait paraître.
En tout cas, elle m'avait tapé sur le système, à me faire un drame juste parce que mes mains avaient eu le malheur de glisser sous son haut, c'est pas comme si j'avais essayé de la déshabiller.
Et pour ma défense, j'avais vraiment rien remarqué.

Je n'eus pas l'occasion d'aller bien loin lorsque je vis quelqu'un, qui me fixait, de l'autre bout de la rue.
Qu'est ce qu'elle fout ici, elle?
Je n'avais pas eu besoin d'énormément de temps pour la reconnaitre, c'était la seule personne à se balader, un livre sous le bras, à... quelle heure du matin, déjà?
Un simple regard sur mon portable me fit réaliser qu'il était vraiment très tard.
Si je n'avais pas été aussi bourré, j'aurais commencé à regretter ma venue dès maintenant.
Mais ce n'était pas le cas, alors comme le con que j'ai toujours été, je me dirigeai vers elle, une main dans la poche, l'autre tenant cette même clope, et cette irrésistible envie de chercher la merde.
C'était toujours mieux que de taper dans des cailloux.

- Alors Sawyer, on respecte plus le couvre-feu? demandai-je, sans plus de cérémonies.

Elizabeth Sawyer.
Bien évidemment.
Pourquoi ça ne m'étonnait plus?
Il était impossible de l'éviter. Nos chemins se croisaient toujours.
À notre plus grand malheur?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Jeu 29 Mai - 3:02

Il approcha, l’oiseau de proie, toi tu regardais déjà en arrière, occupée autrement. Persuadée que 3h était plus dangereux que 2h. Il fallait rentrer, tu le sentais. Oui, ça remontait dans tout ton esprit, une illumination soudaine - tu penses à ton frère, tu penses à la maison - celle que tu quittais quelques heures plus tôt.
Comme si ce qui vient à toi te répugnes, te dégoûtes, mais t’enivres. Tu n’es plus que la fille qui dévisage d’ici, mordrait dans sa cigarette, fumerait tout ce qu’il a touché avec ses lèvres de voyou. C’est un voyou, tu n’es qu’une fleur, il va te bousculer.

Tu le sais, il n’a fait que ça. Depuis le début.
Tu te souviens de tes promesses. Tes promesses pour lui. Tu l’avais revu, vous aviez grandi. C’est fou ce qu’il avait pu changer. - mais tu n’étais plus sûre de ce dernier point -
Des pas emmêlés au bout d’un chemin, s’entrelace de détritus, s’embourbe du temps. Vous ne voulez pas le voir passer.

Sawyer, Sawyer, je veux pas de tes Sawyer. Envoyés rouler ça. Trop simple venant de toi, comme ton sourire railleur, tes petites fossettes joliment dessinées.
Qu’est ce qu’il fout ici, lui ?


Sawyer avait nagé jusque Cunningham, attrapé sa clope du bout des doigts et l’avait ramenée à sa bouche. Une seule bouffée. Une seule.

▬ Tu pues l’alcool Cunni.

Ca lui était venu tout seul. Les images d’Amber contre lui et les images de lui contre elle et son amour imperceptible, inexistant, trouant chacun de ses pores et. Là voilà revenue à King.
Oh Cunningham.
T’étais que le fantasme d’une gamine après tout.
Alors réponds. Qu’est-ce-que tu foutais là ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Jeu 29 Mai - 16:09

Elle s'approcha pour attraper ma cigarette, et la porta à ses lèvres. Sawyer avait toujours eu un comportement... imprévisible. C'était plutôt déconcertant, sachant qu'elle ne fumait pas – enfin, je n'en étais pas certain, c'est pas comme si j'avais que ça à foutre, l'observer.

- Tu pues l'alcool Cunni.

Les gosses étaient cruels. Ils trouvaient toujours un petit truc pour te gâcher la vie. C'était dans leur nature. Ils ne pouvaient pas s'en empêcher. Imaginez un gamin de huit ans qui entendait ça, il allait probablement se demander pourquoi ces méchants collégiens riaient, après tout, il n'y avait rien de drôle, si ?
Oh, c'était même hilarant. Pour tout le monde, sauf pour ce gamin. Avec le temps, il avait fini par comprendre, et avec le temps, il pensait que ça arrêterait.
J'étais vraiment naïf. Au début ça me faisait chier, maintenant encore ça me faisait chier, et dans dix ans, ça me ferait encore chier. Mais j'avais fini par m'y habituer. Elle n'eut droit qu'à un léger mouvement des épaules.

- Tu pues le Stephen King, Sawyer, j'accentuais volontairement ces dernières syllabes.

Je repris ma clope, posant mon regard sur le livre qu'elle trimballait. Allez savoir ce qu'elle trouvait à ce livre, pour le lire autant de fois.
Pas que je l'observais, hmm. Elle avait la mauvaise habitude de me tomber dessus.
Pourquoi lire un bouquin plus d'une fois ? L'histoire ne changeait pas, les mots ne changeaient pas, rien ne changeait, à vrai dire. Une deuxième lecture si le livre était complexe, ou pour faire attention aux détails, une troisième lecture après un moment si on a vraiment aimé l'histoire, mais c'est tout, et encore ; personnellement, j'avais abandonné tout ce qui concernait la littérature depuis un bon moment, beaucoup trop ennuyant ( et je faisais parti des gens qui attendaient que le film sorte au cinéma pour aller le voir – 'le livre est tellement mieux, il y a plus de détails, plus de profondeur, tu plonges dans l'univers' qu'est ce que j'en avais à foutre ? ).

- A force de le relire, tu vas pouvoir le réciter au mot près.

Cette discussion ne menait à rien. Comme d'habitude.

- T'as rien de mieux à faire que de traîner dans les rues la nuit ? Tu devrais aller te saouler la gueule un peu, ça te détendra le cul.

Pas comme si elle allait assister à ce genre de fêtes. Non, elle préférait rester à l'écart, être spectatrice, mépriser les gens à distance, se plonger dans l'univers qu'elle s'est créé au lieu d'affronter celui qui lui faisait face. Elle vivait ailleurs, nos deux mondes étaient différents, deux opposés.
Non, je ne comprenais pas. Malgré l'alcool, j'arrivais à me perdre dans mes pensées, à gaspiller ces secondes dans l'espoir qu'enfin, je cernerais cette fille.
Je m'étais pourtant rendu à l'évidence, c'était impossible. Mais je faisais parti de ces personnes qui essayaient quand même. Qui aimaient gaspiller leur temps. Juste pour se prouver quelque chose.

Il n'y avait rien à prouver, pourtant. L'intérêt que je portais à finalement comprendre Sawyer était plus que malsain.

Mais au fond, elle n'était qu'une pauvre fille qui avait eu le malheur de croiser mon chemin.

Je ne savais pas qui était à plaindre dans cette histoire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Jeu 29 Mai - 20:47

Elle haussa un sourcil, tendit la main pour qu’il puisse se remplir les poumons autrement qu’avec l’air qu’il respire - ça devait être plein de connasses qui intoxiquaient de pas grand chose, ça lui passait au dessus. - Ellie baissa les yeux sur Stephen.

▬ Il est déjà plus divertissant que les seins d’Amber.

Un peu abusive sur le ton et pas tellement amusée par ses mots, la rousse tira le garçon vers les sentiers. Entre temps une Jeep montée sur ressorts s’était balancée sur la route, les feux allumés et quelques singes descendus de la colline de la blondasse.
Ne comprenait pas vraiment cette attention, ni même cet instinct de le mettre à l’écart de la route, parce qu’il ne verrait même pas un cerf lui foncer dessus - et ça tombe bien, sur les îles y a pas de cerfs - Elizabeth le lâcha et s’enfuyait déjà vers l’autre bout.

▬ C’est juste que Cliff a invité la sœur de l’autre là.

L’autre c’était celle qui l’avait jetée pour Amber. - haine indirecte qu’elle ne cherchait plus à étouffer, qui s’était trop écrasée sur ses sentiments - parfois elle aimait franchement pas son rôle de fille - Parce que la faiblesse amitié ça lui collait pas du tout. Elle avait mal partout rien qu’en y pensant, à côté. Ca la démangeait de se dégager les deux baltringues qu’étaient ces filles de sa tête. Elle aurait laissé son ex-meilleure-amie se faire shooter par la Jeep sans problème.
Mais pas Andrew ?
Ah ah. Elle est tellement drôle.
Ses yeux s’vident sur le moment. Elle sait plus ce qu’elle doit penser. C’est bien d’arriver à être en conflit avec son cerveau en plus des gens autour et d’être la seule compagnie d’un mec totalement conscient qui vient de s’enfiler les pires alcools de la région.

Encore une fois s’il elle apprenait à s’en foutre de ça aussi.

▬ T’as raison. Stephen King ça manque de cul. T’as eu ta dose de cul toi ? On dirait pas.

On dirait franchement pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Ven 30 Mai - 0:18

Après un moment, elle fit allusion à ce qu'il s'était passé sur la plage quelques minutes plus tôt, d'un ton si amer qu'elle m'arracha un sourire.

- Au contraire, c'est toujours mieux que ta vieille relique, si tu veux mon avis.

Elle n'en voulait pas. La suite, que des mouvements brusques, des lumières aveuglantes, quelque chose qui tapait dans mon crâne alors que je me sentais entraîné vers ce qui me semblait être des sentiers, les crissements de pneus, des éclats de voix, pour finir dans un silence pesant. L'alcool ne m'avait jamais réussi, je savais que l'alcool c'est mal, oh que j'en étais conscient. Mais pourquoi se tenir à des règles de société quand on pouvait s'enivrer jusqu'au point d'oublier son nom? Ce monde était merveilleux, ce monde était respectable. Je voyais du coin de l'oeil la voiture s'éloigner, la main qui avait agrippé mon poignet lâcha sa prise avant que je n'eus le temps d'aligner deux pensées cohérentes ; c'était la même qui marmonnait un truc à propos d'un certain Cliff.

Et c'était ainsi que Sawyer avait eu le réflexe de me bouger de la rue, au lieu de me laisser prendre cette caisse de plein fouet. Enfin, d'après ce que j'avais compris.

Toujours aussi étrange, hmm?

C'était malheureux à dire, mais c'était bizarre de la voir faire quelque chose d'aussi noble. Pour moi, pauvre bouffon de la race humaine. Parce que ça restait Sawyer, la Sawyer, elle était au dessus de tout ça. Bien au dessus de tout.

Inaccessible.

Je détestais ça.

- T’as raison. Stephen King ça manque de cul. T’as eu ta dose de cul toi ? On dirait pas.

- Tu devrais pas poser la question, t'as bien vu, non ? je laissai échapper un rire - amer ? - et me penchai en avant, me voilà à sa hauteur. Tire pas cette tête, à croire que t'es jalouse. Tu t'en es toujours pas remise ?

Cette discussion ne menait à rien. Toujours. La routine. Je ne m'attendais à aucun artifice, à aucune lueur dans son regard, tout s'était arrêté autour de moi alors que j'en avais oublié ma cigarette, je lui offrais ce même sourire moqueur que j'affectionnais tant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Ven 30 Mai - 1:05

Ils avaient ces discussions qu’avaient des gens proches. Mais des gens proches qui aimaient se planter des épingles dans le crane pour rien. Elizabeth avait levé une main à sa réflexion très habile avant d’abandonner et la faire claquer contre sa hanche, un peu désabusée. Andrew n’avait pas changé après tout. - c’est un roman, pas une relique, avait-elle envie de dire - mais Cunningham n’était pas que l’idiot suspendu au dessus de sa branche, à l’envers, oh, non. Pas du tout. Si vous saviez.

▬ Vu ? Je n’ai rien vu du tout ! Son chien à main garde trop bien le manoir des Barbies !

Elle tirait des cartes qu’elle n’aurait tiré avec personne d’autre. Comme ce genre de réplique inutile, puérile, déplacée. - mais ce qu’elle était bête, pour un peu qu’il soit trop près - Ellie avait du mal à le regarder, à se faire à ce sourire sans se faire la remarque - il n’a plus neuf ans -
Ca lui laissait cette odeur mélancolique, l’haleine de Andrew Cunningham. Du tabac. Du tabac et de la retenue. Beaucoup de retenue.

- Sawyer tu veux rentrer, alors pourquoi tu restes là. T’es tellement simple, Sawyer -

▬ Peut être bien que c’est la tête que je fais tout le temps. Et être jalouse de quoi ?

Si j’étais jalouse tu ne serais pas avec Amber ce soir, Andrew.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Ven 30 Mai - 10:37

Sa main s'éleva avant de s'arrêter dans son mouvement, hésitante, pour ensuite revenir sur ses pas, j'haussai un sourcil devant son manège.

▬ Vu ? Je n’ai rien vu du tout ! Son chien à main garde trop bien le manoir des Barbies !

Cette bestiole, oui. Comment pouvait on avoir si mauvais goût? Je n'appelais pas ça un chien, non, c'était quelque chose de petit et de vicieux, une sorte de rat, quelque chose dans lequel j'avais failli envoyer mon pied plus d'une fois. Dieu seul savait à quel point je haïssais cet... animal. Une grande gueule, pour cette taille minuscule, ses aboiements étaient la principale origine de mes migraines. Ce << chien >> était une vraie vermine.

Mais là n'était pas le problème. Elle ne cesserait donc jamais de m'amuser.

▬ Peut être bien que c’est la tête que je fais tout le temps. Et être jalouse de quoi ?

Ce regard, c'était probablement le seul de la sorte que j'allais réussir à lui arracher, c'était pourtant si satisfaisant. Je me redressai, tirant une dernière fois sur ma cigarette, avant de la jeter, je dus d'ailleurs me retenir d'en sortir une autre dans la foulée. Ça n'empirerait que mon cas.

Pas que ça m'importais quelque chose. Se foutre en l'air, c'était tellement mieux.

- Oh mais tu sais très bien de quoi je parle, pas la peine de jouer l'innocente, on sait tous les deux que tu ne l'es pas.

Ça ne marchait pas. Pas avec moi. Je ne la comprenais pas, non, mais j'avais l'impression de la connaître mieux que n'importe qui. Ce qui était plutôt glauque. Parce que ce n'était pas mon rôle, pas ma place. Je n'en voulais pas. Mais c'était là, je savais des choses dont je me fichais, comme si on se fréquentait depuis toujours, alors que ce n'était que le hasard qui se déchainait sur nos malheureuses personnes.

- J'ai encore du mal à croire que t'as écrit un truc pareil. Comme quoi, tu caches bien ton jeu. Tu devrais sourire plus souvent, tu sais. T'es plus jolie avec que quand tu tires la gueule.

Sawyer avait toujours été quelqu'un de réservé. Avec tout le monde, même avec moi. Au final, elle n'avait pas tant changé. Rassurant ou effrayant?

- Mais on est tous cons, à cet âge. Probablement encore plus maintenant, mais c'était de la connerie insouciante.

Je ne savais pas pourquoi je tenais tant à tirer cette discussion en longueur. Et je ne voulais pas savoir. Parce que ça m'était égal. Ça me fatiguait.

- Perso, c'était au collège. Ta liste me hantait littéralement. Mais je t'aimais bien.

Oh oui, perturbons la, jeune gens.

- Un peu trop, même. Dans le genre malsain.

Pourquoi, demandez vous? C'était simple. Pourquoi m'étais-je saoulé la gueule? Pourquoi continuai-je à foutre la merde avec cette même bande de gentils décérébrés?
Pourquoi Amber et moi?

C'était toujours la même chose, la même futile raison. J'avais besoin de m'occuper, de me distraire.

- Tu comprends, Sawyer, ou tu veux que je sois plus explicite encore?

Je devais me battre pour maintenir mon calme, cette affreuse envie d'éclater de rire me démangeait.

- Sexuellement, je veux dire.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Sam 31 Mai - 2:28

Sawyer n’avait jamais été très démonstrative. Ni de sentiments, ni de paroles, ni de regards. Son visage se déformait rarement, elle avait une maîtrise anormale de ses traits, si bien que lorsqu’elle était petite, on l’appelait sans-dents. Elle en avait des dents. Plein. - mais, c’est vrai, les montrer, c’était autre chose. - Andrew les connaissait peut être. Elle ne se demandait pas. Beaucoup de choses voudraient se balader dans sa tête, lui soumettre quelque chose. Lui demander un sourire, même un rictus. Un petit rictus.
Andrew Cunningham était le fantôme de son passé. Il ravageait son présent, bien sûr, puisque ça avait toujours été le parfait acteur pour elle. Cependant elle ne fuyait jamais. La compagnie était devenue presque ridicule. Leurs échanges étaient vides de ressenti. Ils ne faisaient que se susurrer des horreurs à longueur de journée.

Certains les disent proches.
Ils n’ont pas tort.
… ce n’est simplement pas dans le bon sens.

▬ Andrew.

Pas non plus naïve non. Juste dans l’humeur de sauver les gens. De le sauver lui peut être, mais il avait pas la gueule de l’emploi. La gueule du super-vilain que tu vas sauver des gorilles sur les collines après les fêtes explosives qui lui laissent des balles dans la tête.
Oh mais attends, il était totalement en vie.
Ou partiellement mais qu’importe.

Elizabeth se demandait enfin. Se demandait si elle allait le tirer par la manche, comme quelques mois plus tôt. Et cette fois le guider. Le guider mieux que ce qu’il avait pu faire avec elle. Le guider mieux qu’avec des regards dilatés lancés aux deux, trois connards qui emmerdaient la rousse à la sortie du lycée.

Elle ? Ça lui faisait plus rien.
Leur proximité, ça lui dressait juste un peu les poils de l’avant-bras. Parce qu’elle avait dix-sept ans. Cette gamine.

Du coup elle fait pas attention au je t’aimais bien.
Ce sera qu’en bas de l’allée que ça la touchera comme si elle était de nouveau cette fille plantée à la sortie qui attendait un brun. Qui le lui rendait. Parfois.

▬ Allez, on rentre.

C’était pas commun comme scène.
Pour Andrew et Elizabeth, si.

Mais c’était la première fois depuis des années. Deux ans en fait. Pas grand chose. Pas sa première cuite dans tous les cas.

▬ T’es vraiment débile quand t’as pas Amber pour limiter la connerie toi en fait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Sam 31 Mai - 18:03

Elle n'avait pas cillé. Je savais qu'attendre était inutile avec elle, mais j'avais l'espoir qu'un jour, j'allais réussir à lui faire bouger les muscles de son visage. Aucune satisfaction, des paroles en l'air, que j'aurais parlé à un mur que ç'aurait été pareil. Schéma habituel. Pourquoi me donnais-je autant de peine, franchement ?

▬ Allez, on rentre.

Rentrer où, Sawyer ?

▬ T’es vraiment débile quand t’as pas Amber pour limiter la connerie toi en fait.

Mais je la suivais, pourtant, et je ne savais pas si c'était la faute de l'alcool ou simplement la mienne. J'étais à blâmer dans les deux cas. Je glissai mes mains dans les poches de mon jean, pour les occuper autrement qu'en sortant une autre clope - depuis quand étais-je devenu si dépendant à ce truc ?

- Faut croire, ouais.

J'avais toujours été quelqu'un d'utile, avec des remarques utiles, des actes utiles, tout ça, ça me connaissait. Vraiment.

- N'empêche, j'étais sérieux. Donc on est quittes. Toi en primaire, moi au collège, personne au lycée.

Je ne savais vraiment pas pourquoi je me donnais tant de peine à alimenter la conversation. J'étais habitué au silence avec Sawyer, c'était son seul moyen de communication - triste vérité. Et vu que j'aimais repousser la faute sur l'alcool, on va partir sur ça.
Au final, j'avais juste envie de parler. Pour dire de la merde ou pas, à certains moments, je ne pouvais pas m'en empêcher. Et je venais de m'engueuler avec Amber, ça avait sûrement son influence, ça aussi.

- Tu devrais vraiment prendre ça à coeur, hein. Avant, tu souriais un peu plus.

Tu me diras, un peu plus que pas du tout, c'est pas grand chose, au final.
Et je ne m'attentais pas à ce que les commissures de ses lèvres ne se lèvent qu'une seule fois encore avant ma mort. Mais je meublais, je meublais comme je pouvais. Parce que saoul comme je l'étais, je ne pouvais pas rester calme, silencieux. Bien évidemment.
Ce qu'elle faisait de son visage, ce n'était pas mon problème, après tout, ça l'arrangeait bien, que les gens l'évitent.
Mais c'était fatiguant, parce que je savais qu'elle en était capable.

Oui, elle me fatiguait. Elle m'avait toujours fatigué. Mais c'était moins grave.
Et au lieu de faire demi-tour, ou de retourner chez moi, je la suivais. Ca faisait un bon moment que nous n'avions plus fait ça, mais ça me paraissait tellement normal.

Mais je m'en branle, c'est limite si j'arrive à marcher droit, je vois pas pourquoi je continue à me casser la tête pour rien.


Dernière édition par Andrew P. Cunningham le Sam 31 Mai - 20:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Sam 31 Mai - 18:42

Ce jour-là il n’avait pas du remarquer qu’elle s’était arrêtée au milieu de la route. D’ailleurs c’est à peine si Sawyer savait. - c’était une pause débile entre deux pas, parce que ça sonnait la fin d’un pari horrible, un fardeau depuis très longtemps - Mais allez comprendre ce qui en faisait un fardeau. Ou pourquoi ils continuaient de parler malgré l’amertume, au delà d’un malaise qu’ils apprécient sans doute aujourd’hui.

Elle ne pensait que rarement à hier, ayant tendance à rester dans le passé et à ne plus distinguer le présent. Alors ce n’est pas n’importe quel Andrew qui marche maintenant devant elle. - espoir subtil de l’avoir imaginé se retourner avec tout le corps de ses petites années. Pourquoi elle en gardait le souvenir quand il y avait si peu de choses qu’elle s’autorisait à conserver. On lui avait tant pris que que ça ? Confisqué assez pour la condamner à sa face morne de jeune pure qui s’agrippe à des crochets trop acerés.

Andrew tu n’as rien d’acéré et quand bien même.
Ni ta voix débile qui cherche à me remuer.
Ni tes yeux indescriptibles parce que noyés dans ton rhum de pirates des îles.
T’es quoi ?

- je voudrais être saoule -

▬ Dommage.

Elle avait esquissé un sourire.

Esquissé. Un truc. Aussi cool.
Aussi crédible.
Sur son putain de visage.
Non.
Si.

Ils avaient atteint le bas du quartier. Ca faisait quelques dizaines de rues à n’entendre que des pas échangés sur - t’as vu je sais encore étirer mes lèvres pour que ça ressemble à ce que tu réclamais tellement - je préférerais être accroc à tes merdes dans ta poche. Tes clopes.

Les tiennes, pas d’autres ah ah.

Ensuite elle l’avait fait poireauter dans le jardin. Puis entrouvert la porte de derrière, tendu un verre d’eau au machin qui tanguait devant sa vieille balançoire. Et encore une fois. Sans savoir. Elle avait enclenché pire.

▬ Viens à l’intérieur. Mon père est pas rentré d'sa garde de nuit.

Vous l’auriez pris comment vous ? Vous l’auriez pris sexuellement ?
Pas Elle.

▬ Je sais pas mais entre.

Tu sais pas quoi Sawyer ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Sam 31 Mai - 20:48

Je ne m'attendais pas à grand chose, comme à mon habitude, comme à son habitude. De l'indifférence, quelques mots, un silence. Après tout, c'était moi qui parlais, elle n'était pas obligée de répondre.
Si seulement.
Parce qu'elle avait souri, Elizabeth Sawyer venait de sourire. Je le lui avais demandé, et elle s'était exécutée.

Imprévisible.

Je le lui rendis, ce sourire, parce que j'étais un gentil bourré, vous savez ?
Et parce que je savais que ça l'agaçait.
Gentil, mais pas moins emmerdeur. C'est à prendre ou à laisser.

Au moins, elle savait encore comment faire. C'était déjà ça. Même si c'était un peu beaucoup figé. Et pas très sincère. Mais j'étais satisfait. Avec un peu d'entraînement, il allait être comme neuf, son sourire.

Oui, et demain, vous allez pas vous adresser un regard, t'auras tout oublié, et elle se forcera à tout oublier. Vous avez déjà passé trop de temps ensemble, n'aggravez pas votre cas.

On avait quitté la rue, j'attendais dans son jardin, sur quoi ? Sur Sawyer, qui m'ouvrit la porte, qui me tendait un verre d'eau, et qui voulait que je << viennes à l'intérieur >>. Quelque chose avec son père, j'avais déconnecté à partir du moment où j'avais compris qu'elle était sérieuse.

Laissez moi rire.

▬ Je sais pas mais entre.

C'est glauque. Vraiment. Je la fixai, incrédule, et surtout sur le point d'éclater de rire.
En fait, à quoi bon m'en priver ?
Je pris un moment pour me calmer, celle qui me faisait face n'avait pas le moins du monde l'air amusée, et elle l'était probablement encore moins intérieurement. Ca aurait pu me faire repartir dans un autre fou-rire, mais non.

- Je suis censé la prendre comment, cette invitation ? Le collège, c'était y'a un bout de temps, ça me branche plus trop tu sais.

Je n'avais pas l'intention de squatter son jardin plus longtemps que nécessaire, et c'était si gentiment demandé que je ne pouvais pas me permettre de refuser.
Et l'envie de rentrer chez moi m'avait désertée.

- J'espère que t'as pas essayé de m'amadouer avec ton sourire, là ; profiter des gens quand ils ont un peu trop bu, c'est pas cool, continuai-je après avoir fait quelques pas à l'intérieur, jetant un coup d'oeil autour de moi.

Ca n'avait absolument pas changé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 0:20

Sa gentillesse. Peut être que ça l’avait aidée à l’accepter plus loin que son sarcasme ou sa stupidité. Enfin. Stupidité. Ne parlons pas quand ça en vient à eux. Non ça ne se limitait étrangement pas à de la stupidité.

Qui ferait entrer un gars bourré, franchement. Qui. Dans une maison à peine familiale. Une maison qui craint. - mais voilà - Elizabeth avait refermé derrière lui. L’avait laissé un peu divaguer vers les murs, de ses deux yeux là. Elle en aurait presque oublié la couleur, se prit à traîner jusqu’à l’escalier.

▬ C’est par là.

Viens. Allons dans le pieu de suite. On pourrait. Je sais pas. S’entre-déchirer nos vêtements et puis se courir dessus comme des fous et. Qu’est ce que ça changerait à la colère ? Pas grand chose.
Sawyer était en colère ?
Depuis quand ? Depuis quand, j’étais pas au courant.
Cunningham avais-tu pas retenu qu’elle bougeait plus, quand elle était en colère. T’es tellement bu de partout Cunningham. Elle est toute gâchée.
Triste de dire; tu cherches pas à voir pourquoi.

Te souviens-tu seulement la couleur de ses joues qui se colorent. - ce que ça lui manque, ce que ça lui manque. - Elle a passé trop de son temps à te poursuivre.
Et finalement, quand elle a pour une fois abandonné…
… qu’est ce qui se passe.

Pourquoi vous êtes dans sa chambre.
Dans la chambre.

Y a pas mal de légendes qui sont criées à ton propos, grand brun. Tu es au courant d’ça pas vrai ? Tu es plus au courant de ça que de la disparition de l’Elizabeth que tu voulais avant. Ah c’est triste mon petit.

▬ Tais-toi… t’es pas le plus saoul, crois-moi.

Et puis c’est là que tu remarquais la bouteille de vodka au pied du lit.
Mais depuis quand, Elizabeth. - je voudrais tellement être saoule - elle répète.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 18:25

Et on était monté dans sa chambre, c'était très normal. La suite l'était aussi, parce qu'on était resté là, à rien faire. J'avais balayé la pièce du regard, mais il n'y avait pas grand chose à voir. C'était une chambre plus normale que notre situation, plus normale que sa propriétaire, voire même un peu trop. Des bouquins un peu partout, c'était surtout ça, sa chambre. Une collection de bouquins. Rien de bien personnel à part ça, je savais que si j'allais fouiller dans son étagère, je n'y trouverais pas grand chose.

Et parce que j'en étais convaincu, je savais également que c'était tout le contraire de ce à quoi je m'attendais. Il fallait réfléchir comme ça, avec elle.

J'aurais pu aller plus loin en me disant que maintenant que je pensais savoir, je devais tourner les choses une deuxième fois, et une troisième fois peut être. Mais ne m'en demandons pas trop.

Tout ça pour le contenu d'une étagère. Tout ça pour le contenu d'une étagère, dont je me foutais. Royalement.
Parce qu'Andrew Cunningham était royal dans son attitude, encore plus quand il s'était enfilé un peu d'une bouteille. Haha.

▬ Tais-toi… t’es pas le plus saoul, crois-moi.

Mon regard suivait le sien ; une bouteille.

Alors, Sawyer, on picole dans toute cette splendide solitude ?
Peut être que ça pouvait paraître triste, comme ça. Mais non. C'était… normal.

Tout était normal, ici, mais sans l'être, parce que ça serait trop facile, sinon.
Quelque chose de facile, aussi, c'était de me poser sur son lit. Ce que je fis. Et ça aurait pu me faire rire. Un truc aussi con que ça.
Tu l'es encore plus, Andrew.

- Donc. Si c'est pas pour baiser, pourquoi je suis là ?

Pour plein de choses, des choses normales ; ce mot commençait à me les briser.
C'était simplement plus civilisé de faire rentrer quelqu'un chez soi, que de traîner dans la rue comme des sauvages ( j'entendais ma mère d'ici, si seulement elle savait ). Et Sawyer s'était montrée civilisée.

Admirable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 18:54

▬ Je pensais que tu serais mieux là que chez elle.

Sois pas déçu comme ça. Sawyer avait balancé ses converses derrière le bureau et attrapé un pot plein de réglisse rouge avant de l’abandonner par terre et de s’asseoir à distance de l’Andrew. D’un coup d’un seul elle l’oubliait sur le bord de son lit, comme si elle l’y avait posé.
Forcément puisque les deux avaient pris la facheuse habitude de s’ignorer, elle n’avait pas amélioré son tact tout spécialement pour lui, juste tendu un manga aléatoire qu’elle…
… pensait le voir capable de bouquiner avant de se plonger dans son bouquin de maths.

Et contrairement à mentir à propos de Stephen King, ça, elle était nulle.
(elle oubliait aussi que le réveil indiquait 3h22 du matin - et qu’ils avaient cours le lendemain)

Elizabeth entendit du bruit en bas. Il avait entendu aussi, elle se leva pour fermer la porte et tomba sur lui depuis le miroir.
Oh.

▬ Cliff dort pas chez l’autre du coup ?

C’était une question dans le vide.
Comment deux personnes pouvaient se rendre transparentes, mutuellement. Par pur masochisme ? Sait-on jamais.

Elizabeth s’enfonça plus loin sur le matelas encore.

▬ Mais si tu veux on peut faire l’amour.

Faire l’amour.

▬ Coucher. Je veux dire.

Mais non. Vous êtes plus au collège.

Elle avait lâché le manuel, laissé grimper ses doigts contre son chemisier, mais ça bloquait encore sur le premier bouton. - saute si tu veux, si tu veux, seulement si tu veux - C’est tout.
Y’avait plus qu’une lampe allumée sur le bord de la fenêtre pour le prévenir que ça pouvait s’éteindre à son bon vouloir. Pourtant ils étaient pas soumis, ni dépendants. Ils se détestaient, pas vrai ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 21:08

▬ Je pensais que tu serais mieux là que chez elle.

Là, tout de suite, j'étais mieux n'importe où que chez elle. Même chez Sawyer.
Même. Parce que c'était en bas de ma liste. On était pas censé passer plus de cinq minutes ensemble, en vrai, on était censé se détester. Et c'était le cas. Probablement. Sûrement.

Oui, j'en étais convaincu.

Mais au final c'était un endroit comme un autre ; une chambre comme une autre. Et il était facile de simplement oublier sa présence, c'était d'ailleurs ce que j'étais en train de faire ( enfin, quand je ne débattais pas dans ma tête sur le comment du pourquoi j'avais atterri ici ).
Du bruit, c'était Cliff.
Je ne me rappelais pas de son prénom il y avait deux secondes, c'est juste parce qu'elle avait commencé à parler toute seule.

Elle avait décidé de sortir un bouquin de maths, et j'étais heureux de constater qu'elle n'avait pas eu la mauvaise idée de m'en filer un, à moi aussi, non, j'avais droit au manga - dieu merci.  Ca aussi, c'était trop familier à mon goût. Toujours en train de bosser, je ne comprenais vraiment pas pourquoi elle s'acharnait tant sur ses études, à croire qu'elle n'avait que ça à foutre.

Oh, attendez, c'était le cas. Et tu le savais.
Ca devait être vachement chiant, en fait. Pas étonnant qu'elle tirait une tête pareille, ce n'était pas la trigo qui allait la faire sourire. Et pourquoi donc ?

▬ Mais si tu veux on peut faire l’amour.

Ça.
Elle venait de dire.
Quel amour, Sawyer. Qu'est ce que tu veux faire, il n'y en a pas. C'est pas possible, tu sais.

▬ Coucher. Je veux dire.

Oh. C'était plus raisonnable.
Ce qui l'était beaucoup moins, tout à coup, c'étaient ses mains qui avaient trouvé le bouton de son chemisier.
Encore moins, mon rire.

- C'est gentiment proposé, mais ça va aller, merci.

Et je me rendais compte, maintenant, des petits trucs ; la bouteille, c'était de la vodka, la lumière, elle était à portée de main, et Sawyer, elle s'était arrêtée dans son mouvement. Pas parce que j'avais refusé. Avant, déjà. Sauf que maintenant elle était sur le lit, aussi.

- J'ai pas envie de regretter un truc que j'ai fait quand j'étais bourré, tu peux garder ta chemise.

Mais j'étais affreusement conscient. Beaucoup trop, j'aurais bien voulu de cette vodka pour me replonger dans ce deuxième monde, déformé par l'alcool. Là, tout était clair, je secouai la tête.

- D'habitude, t'es pas censée coucher avec quelqu'un que t'aimes pas. De principe.

Tu peux parler, toi. Après, on s'y tient ou on s'y tient pas.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 21:41

Tout remontait dans sa gorge. Des choses assez désagréables pour occuper sa tête, chaque partie de. Il continuait de parler quand elle avait placé un mur quelques secondes, reprendre son souffle. Laisser des minutes, ne plus y penser. Ne plus penser qu’on y a pensé, elle continue pourtant.

Veut juste y arriver, à se laisser faire là, à se porter à la limite, dans son amour imaginaire, se convaincre qu’il est là pour ça. Sinon il ne sert à rien, à quoi ça sert de le laisser là. Pourquoi le laisser ici. Pourquoi le vouloir.
Elle n’est pas comme lui, ça lui plait de le voir se chambouler entre ses deux yeux, à se méprendre en disant ce qu’il ne dirait jamais d’ordinaire.
Et elle ça lui faisait tellement de bien. Ses yeux s’étaient relevés dans leur euphorie autre qu’alcoolique, soulevés, quand Sawyer avait bougé de sa place, après avoir déboutonné un bouton de trop. S’approchait. - oh non, tu voulais être saoule - mais pas pour ça.

Te toucher et respirer ton monde. Te prendre de ton paradis. T’emmener dans mon enfer.

▬ Ah-- Je t’attires pas.

Silence.

▬ C’est vrai que tu la tromperais jamais. Mais je comprends pas.
… parce que parfois t’aimerais bien que…

Que… - j’ai chaud -

Elle s’est arrêtée si près de ce qu’elle se refuse à toucher que. Ses cheveux caressent sont épaule, même attachés. Stricts. Raides. Dingues.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 22:15

Est-ce que c'était de la tension sexuelle ?

▬ Ah-- Je t’attires pas.

La pièce me paraissait plus petite, maintenant. Non, plus que ça, il n'y avait plus que Sawyer dans mon champ de vision. Belle vue? Non plus. Sawyer, c'est autre chose.
Mais là, c'est trop proche.

▬ C’est vrai que tu la tromperais jamais. Mais je comprends pas.

Bien sûr que je ne reculerai pas. Pas même un mouvement. Ca serait drôle, ça, tiens. Mais ç'avait toujours été comme ça. Aucun des deux ne reculait, au contraire, on avançait.
Cette collision là, je n'en avais vraiment pas envie.

N'importe ce que je faisais, mon amour propre en prenait un coup.

- Y'a rien à comprendre, pourtant. Même bourré que tu m'attires pas, Sawyer.

Faible défense, hmm. Les chambres, elles étaient là pour le sexe, en fait. Le lit, il servait qu'à ça. Nous, on servait qu'à ça aussi, n'est-ce-pas ? Les hormones, tout ça.
Et la tension. Sexuelle.

J'avais souligné précédemment que j'étais quelqu'un d'utile, d'effroyablement utile. J'aurais pu l'être ici, ce soir, mais non. Parce que. Parce que quoi ?

On se détestait. Depuis un bon moment. Pourquoi, ne me demandez pas pourquoi. C'était la suite logique, il fallait que ça vienne, Sawyer et moi n'étions simplement pas faits pour s'entendre. Et je me portais bien ainsi.

Maintenant, j'étais trop défoncé pour réfléchir, et cette même Sawyer qui m'avait proposé de coucher avec elle, elle était là, devant moi, très près de moi. Peut être que dans un autre monde, dans l'univers dans lequel elle vivait, peut être que ça aurait pu se faire. Mais la réalité qu'elle cherchait tant à fuir, la réalité que j'avais réussi à fuir avec l'alcool, c'était ça.

- Au final, c'était bien pour la baise que tu voulais me faire venir, hmm?

Et là, les clopes dans la poche de ma veste hurlaient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Dim 1 Juin - 23:26

▬ C’est ça. Je voulais juste me taper le plus beau mec du campus et en parler à-

Elizabeth baissa la main et arrêta les frais. Les conneries plutôt. Comment réussissait-elle à se paumer si près du but. But inachevé puisqu’elle ne l’avait pas chassé après le premier verre d’eau. - ensuite elle s’était levée, dégagée du lit, parce qu’elle étouffait - Et doucement, lentement, oui, le plus lentement du monde, elle défit son chemisier. Retira ses chaussettes, et son jean, et elle ne bougea plus. Fixa Andrew d’ici. Ne bougea vraiment pas.

Elle ne l’attirait aucunement. Absolument rien chez elle ne lui donnait envie de sortir de ses gonds. Alors qu’est ce que ça pouvait bien faire si elle se déshabillait là, ne gardait que sa dentelle superflue de rouquine. - je m’en souviendrais pas demain, Andrew. - Elle fouille dans le placard et attrape le joli petit pyjama de la britannique modeste et apeurée. C’est sobre et c’est simple et justement.

Pour Andrew Cunningham elle est on ne peut plus normale.

Mais ça ne l’empêche pas de trembler quand elle le regarde à nouveau, d’essayer de visualiser combien il peut être différent sans tout ces vêtements pour couvrir sa peau bien trop laiteuse de garçon. Alléchante au possible.

Elizabeth ne connaissait pas le fantasme.
Jusqu’à ce qu’elle boive un demi litre de vodka - finisse dans la rue avec un pavé pas assez terrifiant - et tombe sur l’objet de sa fantaisie.

Andrew Cunningham.

▬ Andrew je suis fatiguée.

Comment passait-elle de “me taper le plus beau mec du lycée” à “fais moi quelque chose de gentil” - tant que tu restes là.

T’as qu’à dormir sur le canapé.

▬ J’croyais que tu l’aimais pas cette fille. Parce que ça se voit tellement quand- t’aimes quelqu’un Andrew.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Lun 2 Juin - 0:23

▬ C’est ça. Je voulais juste me taper le plus beau mec du campus et en parler à-

Et elle se tut.
En parler à qui. Tu as qui, pour en parler, dis moi.
Ça aurait pu m'arracher un sourire, vous savez. Même venant d'elle, ça restait un putain de compliment. Et l'égo, il appréciait.

Je disais donc que ça aurait pu m'arracher un sourire. Mais ça ne l'avait pas fait. Parce qu'elle s'était levée, et avait commencé à se déshabiller. Lentement. Très lentement. C'est normal, ça aussi, je suppose? Et elle restait là. Plantée. À me fixer.

Non elle ne m'attirait pas. Même en sous vêtements - à dentelle. Arrête de te mentir, ça te sert à quoi, t'as trop picolé pour te souvenir de quoi que ce soit, demain.
D'accord.
Peut être un peu. Circonstances atténuantes, ce que je m'étais enfilé quelques heures plus tôt. Mais là n'était pas la question.

Où, pour l'amour de dieu, étais-je censé poser mon regard ?

Il n'allait certainement pas 'déraper', par malheur. Il n'allait pas se poser sur un quelque chose dans cette pièce, non plus. Donc je me retrouvais à focaliser mon attention sur ses yeux, avec le meilleur regard interrogateur que je pouvais produire, là tout de suite.

Il n'y avait pas grand chose à produire, j'attendais avec grande impatience la raison de... ça.

Tu veux pas regretter, demain.

Mais en fait.

▬ Andrew je suis fatiguée.

J'avais compris quand elle avait sorti son pyjama. Et je me sentais un peu - comme dans 'j'ai un peu bu' - con d'avoir pensé à autre chose. Même si elle l'avait proposé quelques minutes plus tôt.

▬ J’croyais que tu l’aimais pas cette fille. Parce que ça se voit tellement quand- t’aimes quelqu’un Andrew.

Oui, Andrew, ça se voit que tu l'aimes pas, pourquoi tu continues alors ? T'as peur de quoi ? Elle était fatiguée, je l'étais aussi. On était dimanche, n'est ce pas ? J'allais regretter, oui. J'avais déjà commencé.

- Qu'est ce que ça change ?

C'est pour la forme, Sawyer, y'a pas de fond. C'est juste une pote. Ça te rassure ?

- Que je l'aime ou pas, pourquoi j'irais coucher avec toi ?

Parce que je couche pas avec elle non plus, tu sais.

- J'ai pas de capotes sur moi, là, de toute façon.

Faible excuse, mais que veux tu.
Il était trois heures passées, dans quelques heures, j'étais censé me pointer au bahut, j'étais complètement défoncé dans la chambre de Sawyer, en train de parler de la baise qui n'avait jamais eu lieu.
C'était mieux que ce à quoi je m'attendais en la voyant de l'autre côté de la rue.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Elizabeth Sawyer
Admin
avatar

Messages : 124
Date d'inscription : 21/05/2014
Localisation : Loin de Cunningham

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Lun 2 Juin - 2:42

Il est bête. Il est incroyablement abruti. Les verres de trop peuvent tout expliquer, elle fait en se posant de nouveau à côté de lui. L’écoutant déblatérer ce qu’aucune fille ne veut se voir déblatérer. Ça la soulage. Ça la casse un peu aussi. Ça lui donne assez pour lui sourire. Il ne comprendra sans doute pas mieux - sauf qu’il ne se comprennent jamais - peut être que c’est ce qui rend l’air respirable.

▬ Je vois. T’es qu’un trouillard en fait.

Ce n’est que cette nuit là, qu’elle a peur de se réveiller seule et de ne voir personne à côté. Elle s’en fiche bien d’être nue avec Andrew Cunningham. De toucher Andrew Cunningham ou de l’obtenir. - c’est un idiot elle l’a toujours pensé, elle le pensera toujours - ces derniers temps, elle se sent la pire des bécasses, parce qu’elle ne sait plus respirer par elle-même. Cette unique pensée est inutile, ça ne lui apporte rien. Rien qui soit suffisamment bon pour la soulager.
Et elle est inégale.

▬ Oh et je vais prendre le canapé puisque ma couette te plait beaucoup. Arrête de la tripoter d’ailleurs.

Pas tellement à dire, parce qu’elle voulait pas attendre. Pas prendre le temps de le considérer plus que ça. Le faire se taire, voilà ce qu’elle voulait. Que le lendemain ils passent devant chez lui, qu’elle l’attende ou pas, qu’ils aillent au lycée ensemble, avec Hippolyte.
Mais Elizabeth s’était imaginé plein de chose avec Andrew Cunningham.

100 petites choses en fait.

Et dieu. Elle regrettait.
Maintenant elle se donnait un quota. Un quota qui disait que si elle continuait à fréquenter pareille enflure, elle allait se faire tuer par un gang de chihuahas.

Mais comment expliquer à qui que ce soit que dans la pire des situations, quand on a passé des années à se pourrir la gueule, on soit dans la même pièce à s’endormir. Y a rien de logique. - donc Elizabeth s’y plait -

▬ Mais qu’est ce que je fous.

Ses mains se perdent dans le noir, maintenant. Sur son visage brûlant quand elle se tourne pour ne plus regarder ailleurs.
Parce que c’est rien.

Juste le début d’un mauvais rêve.
- être saoule, être saoule, être saoule -
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Andrew P. Cunningham
Modérateur
avatar

Messages : 144
Date d'inscription : 20/05/2014
Localisation : je suis pas avec Sawyer si c'est c'que vous voulez savoir.

MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   Lun 2 Juin - 16:31

Elle avait souri. Encore.

▬ Je vois. T’es qu’un trouillard en fait.

J'aurais bien voulu répliquer quelque chose. Mais c'était pas la peine. Et je l'avais souligné je ne savais ô combien de fois que j'étais une personne très utile. Non en fait tu sais pas quoi répondre parce qu'elle a raison.

La vérité était, je ne l'étais pas.
Utile.
Mais c'était clair depuis le départ, ça.
Cependant, je ne réagis pas.
Mais ça aussi, c'était clair depuis le départ.
Elle avait raison.
Et j'avais beau la blâmer pour s'enfermer dans son monde.
Je n'étais pas très doué pour affronter la réalité.
Donc je ne fis pas grand chose.
Il n'y avait rien à contester.

▬ Oh et je vais prendre le canapé puisque ma couette te plait beaucoup. Arrête de la tripoter d’ailleurs.

Elle tenait quand même à me faire dormir ici, alors. Pas que j'étais capable de rentrer chez moi sans me prendre une voiture ou tout simplement me perdre ; pauvre type. Ça m'arrangeait un peu.

Même s'il y avait meilleure compagnie que Sawyer. On fait avec ce qu'on a. Et à ce stade, ça n'allait pas changer grand chose. Oui, t'auras tout oublié, demain.

Demain.
On serait lundi.
Sauf que.
On était déjà lundi là.

▬ Mais qu’est ce que je fous.

Va savoir. J'étais trop occupé à réaliser que dans trois heures - moins - j'allais devoir me lever, j'allais sérieusement devoir me lever pour aller en cours. Quelle bonne blague. Mais non. Et tout ça avec la gueule de bois que je sentais venir d'ici.
Très utile, comme personne, elle faisait des trucs utiles comme se saouler un dimanche soir.
Ça m'avait paru être une bonne idée au départ. Peut être pas bonne, mais pas mauvaise. 'C'est pas ça qui va me tuer'.
J'avais toujours les mêmes mauvaises idées en fait. Et j'allais probablement continuer dans cette lancée.

T'as qu'à pas te pointer demain.

- Laisse, je prends le canapé, c'est bon, lançai-je après un moment, en me levant - et en abandonnant la couette aussi, allez savoir pourquoi je jouait avec depuis tout à l'heure.

C'est son lit, après tout. Allez savoir le genre de choses qu'elle allait faire là dedans.
Mais ça restait son lit, je pouvais me contenter d'un canapé, si déjà. C'était la moindre des choses.

Ça mettait un peu d'espace entre nous aussi ; elle était revenue sur le lit. Tant de proximité avec Sawyer, alors qu'on s'évitait le plus possible - avec plus ou moins de succès -, c'était à peine bizarre. Comme elle. Comme les conneries dans sa tête.

Si, par un quelconque miracle, je me souvenais des moments intéressants de cette nuit, dans quelques heures, elle pouvait s'attendre à ce que je les lui balance à la face, parce que Sawyer restait Sawyer, et notre relation n'avait pas changée.

Tant de bassesse en ma personne.

Rien n'avait changé ; juste un peu peut être.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://chinottoislife.tumblr.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: I'm giving you a nightcall. [Andrew]   

Revenir en haut Aller en bas
 
I'm giving you a nightcall. [Andrew]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Upapany :: Upapany Island :: Côté nord-est de l'île :: Petite plage-
Sauter vers: