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 Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.

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Almilozee
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MessageSujet: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Dim 15 Sep - 17:17

Comme ne l'indique pas le titre, il s'agit d'une co-écriture avec la madame Agathe soit Everniss - au cas où. C:
Techniquement c'est NC-16 mais bon. On verra bien si on censure des passages ou pas.
Bref.

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T'es con tu sais. Pas même foutu de mentir pour nous préserver.
Pourtant, ces crachats acides ne sont pas nés hier. Lequel des deux les a donc étrennés ? Lui et sa panoplie du parfait puant père ou elle, craintive, sur elle-même pliée, à ses articulations roides, froides assimilée ? Toujours est-il que tout ça, c'est quotidien depuis des années. T'aurais dû t'y habituer. Courber l'échine ! tu sais, comme ces coupables qui se déchirent de l'intérieur pour ne plus nuire. Mais tes os sont trop droits, accoutumés à cette vie facile ! les briser serait traîtrise, tu dis ? T'as sûrement raison. Alors tu  serres les jointures sur la bandoulière en cuir de ton sac ; tu te dis que tu vas t'en aller, suivre le vol aléatoire des nuages, papillonner avec la candide aisance de ton âge. Sauf que tu vois gamin, le voile qui est devant tes yeux est évanescent... Tu vois ! il ondoie, déjà, lassé de ces puériles futiles pulsions. Et tu te sais perdu, là, alors qu'il te montre le monde sans sa charmante immensité. Sans le masque les paysages sont douceâtres ; l'eau n'a plus ce bleu léger qui la rend divine, opaline ; tout même ta langue sur ton sang est triste fadeur.

- A ce soir.
Le mensonge est presque sucré tant il est plaisant. Ce soir ? tu seras partout ! partout oui mais pas, plus dans le sein huileux et dérangeant de cette famille gangrenée. Plus jamais, hein ? Ce sont ces mots insipides qui espèrent être convaincants, rien de plus. Pourquoi alors valsent-ils, sournois, superbes de méchanceté, en ton esprit illuminé ? Alors t'es de ceux-là, Jared ? De ceux qui ont besoin des mots pour appuyer leur pensée ? Faudra pas s'étonner si tes pas te paraissent faiblards ; à trop  déliter les mots on les rend indispensables. Tais-toi et avance. S'il-te-plaît. Que l'écume noire de leurs salives corrompues te soit invisible. Que leur visage te soit galimatias de points grisâtres, à  jamais brouillés ; à jamais oubliés.
A jamais exécrés.

Ils courent en toi, en tes veines puisqu'ils sont ton sang ! alors tu fais se recroqueviller la rosée, s'éteindre l'ardeur du butineur jadis élevé. Tu aimerais être séisme ! pouvoir avoir l'influence titanesque de l'argent ou même du sang. Mais tu n'es rien, tu n'es rien. Tu la penses peureuse ? Tu ne sais sûrement pas que d'elle tu as énormément hérité. Toi poltron ; comme le mineur qui lâche se soumet entier à son inhumaine condition. Si voyant l'animal être avoir le dessus sur deux garçons tu la saisis à la taille, ceinture charnelle, c'est parce que tu veux te racheter ; n'essaie pas même de nier. Aie au moins ce courage qui est paradoxe, qui est révoltant exploit. Son nom ? Tu l'as oublié tant détestable il peut être. Toi tu as juste en tête son deuxième prénom.

- Hé. Imogen. Tu salis mes godasses.
Le voile reparaît déjà. C'est dommage ; il commençait presque à poindre en toi ! tu sais, ce serpent soyeux affectueux que l'on nomme Courage... Sauf que tu as fait toi-même s'effondrer la falaise sur laquelle tu vacillais. Certes le sang des mioches est sur tes chaussures. Mais au fond tu t'en fous, de ces choses cruellement matérielles. Tu y accordes si peu d'importance qu'elles sont ton premier prétexte. De qui te soucies-tu alors ? D'Ellie ? Car tel est son nom, et tu ne l'as point oublié. Un énième mensonge, pauvre mortel qui se veut insensible, une énième illusion que tu es le seul à  voir...
Trompeur, tu ne l'es guère qu'avec toi-même, famélique esprit faussement pragmatique.

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Everniss
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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Lun 23 Sep - 23:25

Oui, il m'aura demandé de la réflexion celui-ci. Désolée ma Léna >.< !
Here it is.

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Heurtent le sol, trois, quatre membres, son visage s'écrase contre le macadam, son nez se brise sous l'impact. Il sombre. Sink, sink, still. Combien sont-ils à se noyer là ? Toi, tu lui ressembles, à te traîner dans de pauvres ruelles, laissant monter l'adrénaline. Mais tout commence d'une mélodie perdue au milieu du métro, chaleur étouffante, peau couverte d'odeurs pauvres à la femme, de toi qui t'élances dans les wagons de demain. Eux qui lèvent les yeux sur toi, qui voient cette démarche mécanique, tout ce qui se ramène à tes hanches te brûle, tes yeux se lèvent sur une pancarte publicitaire, dansent sous tes yeux de fausses picturales, une blonde face à toi. Jolie, de belles formes, un copain au bout de son bras, les lèvres du garçon se plantent contre son cou, une discrétion autre de ses mèches qui se mêlent à celui mal rasé, son menton qui tremble et cette pomme d'adam magnifique, frôlant l'inexcusable. La lionne rugirait presque mais lui domine, étouffe cela dans une étreinte. Ce gosse là devant dont la mâchoire abandonne les lois de la gravité, tu te fous de sa gueule, augmente un peu le son. Trop. La basse résonne, le vieux se plaint et toi tu ne fais rien.

Quand as-tu cessé ? Quand ?
Lente ascension, elle finit par atteindre le sommet. Oui, elle. S'extirpant de cette gueule, machine diabolique, ses converses rencontrent de nouveau le bitume, un peu sales, d'un étrange cuivre sec et s'écaillant aux pas. Ses yeux se lèvent sur le ciel, son bleu se confondant au bleu, teinté de nuages, elle lève une main, attrape une de ces merveilles du bout des doigts et n'obtient rien. Déception ?

L'euphorie de la nuit arrive vite, ils sont huit ou neuf au départ, à attendre devant cette camionnette, comme les petits pervers qu'ils étaient. La bête se contente d'observer, pendant que ses mains s'affairent à achever une œuvre complexe, entre une humaine habillée d'une robe animale et une créature proche de celle qu'elle dit avoir vu l'autre nuit. Et de celles qui s'aventurent, ses cheveux fouettent ses joues, suintantes d'une mauvaise impatience. Ses iris tournent sur un grand disque, ses doigts se resserrent contre le crayon qui tremble, qui prend. Et elle se lève, marche, marche encore. Eux qui se rapprochent, tendent des mains immenses d'ombre, des sourires de diamantine sur un cadran de verre, tranchant comme de la soie. Ils ont cette prestance apparente... De gamins.

Alors ils heurtent le sol. Un par un. Et os se brisent. Il est douloureux ce monde, il est affreux, ce spectacle, diraient-ils le lendemain. D'où tire-t-elle tout ça ? Cette... autre prestance. Une imposante, en voilà une. Ses longs cheveux bruns apparaissent hostiles, pourtant ce sont des cheveux. Mais regarde ce qui tâche ton trottoir et viens me dire qu'elle n'est pas bête humaine...

Viens Jared, approche-la. Mais sais-tu au moins qui elle est ?
Qui a parlé de vous préserver ?

Autre puissance, autre animal, différence. A présent, elle rugit, se débat. Ellie. Vient le moment où tu offres ton regard au ciel, où ta lèvre fendue vient te meurtrir, où tes poings lâchent, où le sang prend une saveur reconnaissable. Ellie. Tu saignes. Ils saignent. Assez.

▬ Ellie ! Je suis Ellie ! Lâche-moi Jareeed !

I don't believe in you.

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Almilozee
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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Mer 25 Sep - 16:15

Everniss a écrit:
Mais regarde ce qui tâche ton trottoir et viens me dire qu'elle n'est pas bête humaine...
ZO-ZO-ZOLAAAAAAAAA. *o*

Gagathe rien que pour ceci tu es toute pardonnée ma belle. Et je te pique tes tirets, ils sont trop soin. (j'évite le mot 'classieux' depuis que ma prof haïe l'a prononcé)
Ouais bon du partage en live à l'état pur. Mes persos sont les rois de la réflexion personnelle. C:

Elle t'exècre maintenant. Tu sais, la haine viscérale et irrémédiable du chien pour sa muselière. Toi, t'es sa muselière, avec tes grands bras aux os bestiaux, à la chair rougie et dorée à la fois ; rougie parce que se déchirant dans ta tressautante poigne elle t'a de ses serres charnelles caressé, dorée parce que tes cheveux sont la psyché du Gargantua Luminescent. T'es blond ; t'es con, qu'ils disaient. Mais ce n'est plus ; le soulagement met un éclat d'ivoire opalescente sur tes traits convulsés, tandis que tes muscles font pression sur les siens, maigres, féminins, et que la contraction de ses bras éclate en crises tristement spasmodiques ; désespoir poignant du condamné qui se veut éternellement
mouvant. T'as pensé condamné, toi aussi ? Pourtant elle est là, dans l'indécente fougue de son âge, de son sexe, elle est là ! T'aimerais bien, hein, qu'elle soit condamnée. Qu'elle soit à ton image, cette image un peu glauque, usée par les révolutions du Géant, tuée par l'atroce inaction du déployé Néant. Tu crois l'enserrer, tu crois l'étouffer, tu crois ses cheveux dégoulinant sur le cuir oriental de ta veste, tu les crois étant seconde cape pour ta peau raidie, tu les crois étrangers et aussi à toi inhérents ! tu les penses là mais évitables tu crois les pouvoir esquiver !  Ah, naïf ! ah chancelant bourgeon d'adorable if ! Mais c'est toi que tu brimes ! c'est toi.

Tu prends peur, maintenant, pas vrai ? Sa voix est trop stridente pour qu'elle soit autre que toi. Elle a dit Jared. Elle a dit Jared lâche-moi. Ou peut-être lâche-moi Jared. Elle a appuyé le tâtonnant A, non ? le rutilant R, sinon ? Le jovial J, alors ? La vérité c'est que t'en sais rien. C'est que, sur toi ainsi plié, sur ta peur tel l'affreux Rampant sur sa chitine ramassé, tu as ces Autres occulté. L'Autre. Oui. Ses ongles qui tracent des motifs sauvages dans ta peau, sa voix qui te rappelle son prénom. Pourquoi tu tiens tant à l'appeler Imogen ? Elle est Ellie, tu le sais pourtant. Alors quoi, immaturité instinctive ? ou alors matoises cajoleries du Passé ? t'en sais pas plus, on s'en doute. Parle alors. A croire que les rôles ont valsé ; que t'es le chien chuintant, elle la muselière chantant sa détresse. Elle te muselle par la simple présence ? T'es pas comme ça, toi ! pas de ces bêtes soyeuses de poil comme de caractère ! elles sont insupportables. Tu veux ce mielleux fuligineux masque revêtir ? Parle, en ce cas. C'est enfantin, je t'assure ; juste à faire se heurter paisiblement les engourdis engrenages de ta gorge, à les lier à ton cerveau pas plus éveillé. Et tu parles. Regarde ! tu viens de dire :

▬ Tu te calmes et je te lâche. C'est le Deal, Imo.

Encore ce mensonge que tu t'imposes à toi même. Décidément. Tes parents avaient cette théorie, qu'indubitablement amène la filiation, sur ta vivacité d'esprit. Laisse-moi te dire qu'elle était relativement véridique, cette théorie. T'as l'imbécillité fixe des bêtes de trait petit.

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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Mar 12 Nov - 11:54

Spoiler:
 

Alors. Quand tu contemples enfin. Et dieu que c'est beau. Les voilà, les entrailles de ta vie, ces quelques humains par terre. Ils ont suffit à te convaincre que tu l'étais aussi ? Je veux dire, humaine ? Avoue-le, tu l'as compris n'est-ce-pas. Ce n'est qu'une douce soif de violence indélébile, marquée sur ton poignet retourné trop de fois. A présent retenus par lui. Lui. Tu ne sais même plus. Son visage. Ce que tu as retenu, c'est son nom. Il s'est imbibé, imbibé dans ton esprit comme ton foutu jean de leur sang. Et maintenant tu songes à dégager parce-que les flics commencent leur routine nocturne. Tu tentes de t'extirper de là, mais dieu, ça fait mal.
Tu comprends maintenant ? T'es une putain d'humaine.

▬ Il-Il faut que tu t'en ailles.

C'est quoi, ce ton que tu prends ? On dirait un animal en détresse qui défend son nid. Quoi ? T'espérais rester cette innocente chose pas vrai ? T'espérais beaucoup, mais t'es toute seule pas vrai. Putain t'as peur. Poule mouillée.

Pourquoi ? Pourquoi tu trembles !
T'as pas le droit. T'as pas le droit de trembler.

▬ J-Jared !

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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Sam 16 Nov - 14:14

Spoiler:
 

Tu vas finir par sombrer, sombrer, sombrer.
Qui disait ça, déjà ? Certainement pas toi, l’œil allumé, les muscles par sa furie malmenés. Oh ! une autre de ces coquilles sonores qui inlassablement ternissent l'ébène éclat des mots. Mais dis-moi, Jared, qui d'elle ou de toi sombrera ? Hein ? Elle, elle. L'instinct, l'instinct ; l'instinct ou bien son velouté parfum ? L'instinct, ou le progrès ? T'es éduqué à ce qu'il paraît ; mais est-ce donc le rude et roide apprentissage de la rue ? ou bien la douceur malsaine d'une aînée ? Eh bien, fais-le lui savoir. Allez, remue ces montagnes purpurines, fais cet effort. Pour elle. Ou plutôt... pour toi, si tu l'entends ainsi. Borné en plus du reste.

▬ C'est ça. Crevard est mon deuxième prénom ; Lâche ne sera pas le troisième.
Et tu fais face, courageusement il faudra l'admettre, aux fades fonctionnaires. Qu'ont-ils vu ? Tu ne le sais, pourtant tu prends ce risque inconsidéré, tu es cet individu odieusement crispé, qui esquisse ce semi-sourire de carnassier. Du reste le carnassier tremble, il semblerait ; sont-ce réellement tes épaules qui vont se haussant et se baissant comme les vagues se lèvent et se brisent ? Est-ce ta bouche qui revêt le "pli de l'humaine nature" si véridiquement détesté d'Anouilh ? Qui se tord comme la terre face à son propre bourdonnement cruellement intrinsèque ? T'as peur, mon garçon. Admets-le. Pourtant tu parles encore.

▬ Hé. Je sais pas pourquoi vous la reluquez mais c'est moi qui leur ai refait une beauté.
Ton sourcil s'arque, tu te veux sardonique et misogyne pour ta prochaine réplique. Tu ricanes.
▬ Vous pensiez vraiment qu'une loque de femme pouvait porter ce genre de coups ?
Tu leur montres la masse difforme, tuméfiée, mutilée, de sang et de boue que forment leurs leurs longs corps sournois et osseux, enchâssés les uns aux autres, comme les pourritures qu'ils sont. Et tu souris, un vrai sourire, les dents avancées et les yeux que l'on aimerait à posséder.

Ils sont beaux, tes yeux, et tu le sais. D'ailleurs c'est sûrement la seule chose qui puisse, chez toi, être ainsi qualifiée ; la maigreur n'est point beauté, tu sais. Et tu es maigre, désespérément maigre. Et à tout ceci s'ajoute la pâleur de ton être, tu es diaphane ! tu es presque femme ! tant ta présence est voilée. Mais pour la première fois, tu es. On te regarde, toi, et pas pour te blâmer.
▬ Ellie. Cessons donc d'échanger nos rôles ; laisse-moi celui d'animal.
Tu t'es penché, tu as écarté la soie ensanglantée de ses cheveux sauvages, et tu la supplies presque maintenant. Ah, Jared, ne cesseras-tu
donc jamais de t'avilir, de faire la fille ? Allons. Sois Bête. Sois Titan. Il le faut.

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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Jeu 12 Déc - 23:48

Ellie a froid. Ellie a faim. Ellie a mal. Ellie a beaucoup. La visqueuse matière sur ses joues prend un goût métal dans sa bouche, elle détourne le regard et crache. Le sol a vite oublié, la pluie virale du soir est venue tout nettoyer comme un vent amical. Le vent qui aide l'animal, étrange cas de figure. Ses yeux se lèvent sur la chose qui la tient, l'arrache à sa douleur, lui apporte un horrible appui.

Tu fais quoi.

La simple bête pourrait remuer, se débattre et courir. La simple bête pourrait aussi approuver ses dires et crier, c'est lui, c'est lui ! Au fond qu'est-ce-que ça ficherait, ce n'est qu'une bête. Répugnante bête. Il est le reptile pur, le carnassier de ses nuits, celui qui rôde comme une âme terne dans les rues de sa vie.
Les deux de service se tiennent debout, café en main comme prêts à retourner se mater un porno dans le commissariat. Dernièrement en ville, ils n'ont plus la paix. Pas depuis qu'une jeune folle court les rues avec les jambes en sang.

Ellie relève les yeux sur Jared, sa main trace sur son visage, la nettoie de sa sauvage image alors qu'il cherche à enfoncer le clou plus profond dans la planche.

▬ Tu y as été un peu fort, je trouve.

Ses pupilles se sont dilatées entre temps, comme l'air neutre presque hagard qu'elle adopte. Ellie a planté ses ongles contre la nuque du garçon, suit la carotide du doigt.
Policiers s'apprêtent à bondir, ils laisseraient même la caféine se mêler au sol déjà bien souillé. Drôles de types. Drôle de ville. Drôles de gens.

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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Sam 15 Fév - 22:10

Spoiler:
 

Être dominé ! être surpassé ; l'antique crainte du mâle aux cils décharnés, aux yeux de faon apeuré, la peur qui glisse, qui tes yeux brutalement plisse. C'est toi, ce mâle infiniment troublé, qui veut garder un contrôle rassurant sur lui-même. Elle, tu sais que jamais elle ne pourra respirer sous ton égide, tout simplement car cette égide n'est et ne sera jamais. A ses prunelles, à cette immonde hypnose tu succombes, pas charmé, pas séduit mais terrifié ; oui ! épouvanté, les os valsant, la peau moite et aplanie. Tu la fixes : son empreinte, dans tes yeux élevés, ou dans ton cœur fortifié ? Elle est puissance aride, qui lève les armures sans même les vouloir chercher, charme terrible, oui ! monstre à la beauté improbable, au charme incongru. Charme qui, bien sûr, ne t'atteint nullement. Tu es chitine humaine, hein ! tu ne te laisseras pas subjuguer, pas vrai ! faible, pas vrai, couard aux éclats baroques ! tu lui résistes.
Ardemment. Les braises voguent dans tes yeux et font tressauter les muscles contractés de ta face blême et consternée. Les braises de l'impuissant qui se veut dominant ; le feu transmis, quoi ! le feu que jamais tu n'aurais enfanté.

▬ A ta mesure, c'est-à-dire sans mesure aucune.
Tu la laisses incruster la vague rocheuse, adamantine, de ses ongles voraces dans ta chair à vif ; dans le fond, t'es accoutumé, et puis ça te plairait presque, peut-être que tu es de ceux qui allègrement se laissent diriger, avec moult délices rauques et aussi fauves qu'Ellie. Sonorités sournoisement douces que t'évoquent son nom, tant craché, tant écumé, faiblement, fatalement, alors qu'ils se traînent au sol délétère. Ils, elles, les victimes, les mutilés.

Tu aimerais en être, souffreteux et animé Jared, aux douleurs exquises et aux plaisirs aussi obliques, aussi tortueux que les sourires lubriques des fonctionnaires incompétents ? toi, victime ? toi, inoffensif, toi sous son joug
félin ?
▬ Viens ! ces statues ventrues ont autre chose à foutre que de te reluquer.
Ah ! alors, tu aimerais ça pas vrai, ne le nie pas. Mais tu te contentes de prendre le chemin de ta maison... quelle maison ? cet espace faussement vital qu'occupent, en envahisseur abruti et violent, tes géniteurs honnis ?
Jamais !

▬ Je sais pas où on pourrait aller, je t'avouerais.
Première inclinaison, plie, sois le roseau faiblard et arrogant d'Anouilh, à maudire le puissant qui tient, qui étreint la vie et courtise à la fois la mort, avec cette adresse phénoménale de l'intrépide immuable ; tu les admires, ces courageux! ces ténébreux à l'esprit droit et persévérant, qui suit la ligne quels que soient les périls et les envies. Vas-y, remets t'en à elle, et laisse ce doigt inquisiteur t'achever, bientôt ! bien tôt, en réalité oui, trop tôt. Toujours trop tôt. Jeunesse, encore, vieillesse, puis mort. Rébellion, insurrection, évolution, révolution ! Comme l'astre cuisant qui te réduit à être ce néant, ce diamant minuscule et aussi valeureux que l'est l'argent, c'est-à-dire perfide et sirupeux. Et désiré, mais auquel on n'a jamais obéi. Tu comprends, enfin, que ta mentalité douceâtre ne t'érige pas mâle : elle t'érige mal, bien mal.
Et tout ira bien : le vent nous portera.
Pas vrai, que tu te laisseras porter ? Que tu te laisseras évaporer, disparaître, aussi ? Ose seulement le réfuter.

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MessageSujet: Re: Qui n'est point fauve dehors l'est dedans.   Jeu 22 Mai - 21:32

Made all our plans.
down on the sand.

▬ Moi je sais, murmura-t-elle, prenant  son poignet avec autant d'autorité qu'il l'aurait fait. Elle s'était élancée dans les dédales d'arrière-cours qui remplissaient la ville de moitié, avait même sauté par dessus un vieux taxi à moitié démonté à l'angle de sa rue.
Enfin. La rue où elle avait vécu.
Avant.

Pourtant elle était jeune. Elle n'avait pas de raison d'avoir vécu. D'avoir vécu quoi que ce soit. Ellie, quand elle était Ellie, couverte de sa peinture animale, les yeux allumés tels des lanternes de fête, n'était pas celle qui avait vécu.
Elle l'emmena tout de même où elle ne devait pas.
Parce qu'elle était Ellie, ce soir-là. Après tout.

Tombant, se bousculant, le voulant près d'elle, trop avide. Pour espérer sentir la douleur.
Ils arrivèrent dans la jungle. La jungle si proche de leur ville magnifique et putride.
Et puis Ellie s'écroula.
Imogen.

Imogen. Besoin de sentir la douleur.
Alors Ellie laissait tomber.
Se laisser tomber. Crochetée au poignet de.
Jared ?
Oh non.

Jarod.... Ou... Jared. Jared.

...

La nuit.

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